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INTERPOL ALERTE SUR LES FAUX MÉDICAMENTS VENDUS EN AFRIQUE

INTERPOL ALERTE SUR LES FAUX MÉDICAMENTS VENDUS EN AFRIQUE
L’opération Pangea d’Interpol relance le débat sur les faux médicaments en Afrique et invite à regarder aussi le cas du Gabon, où les circuits informels inquiètent.

L’opération mondiale menée par Interpol contre le trafic de faux médicaments remet en lumière un danger souvent sous-estimé en Afrique , celui des produits pharmaceutiques vendus hors des circuits officiels.


Selon Interpol, l’opération Pangea XVII, menée de décembre 2024 à mai 2025 dans 90 pays, a permis la saisie de 50,4 millions de doses de produits pharmaceutiques illicites, pour une valeur estimée à 65 millions de dollars. L’opération a également conduit à 769 arrestations et au démantèlement de 123 groupes criminels.  


En Afrique, le problème touche particulièrement des médicaments très utilisés au quotidien , antidouleurs, antibiotiques, antipaludéens et autres produits de première nécessité. Le danger est donc direct , ces médicaments ne concernent pas seulement le confort, mais parfois la survie des patients.


L’alerte d’Interpol sur les faux médicaments en Afrique permet aussi de poser la question du Gabon, où certains produits pharmaceutiques circulent encore hors des circuits officiels.


Dans plusieurs marchés et quartiers populaires, des médicaments sont encore vendus sans ordonnance, sans garantie sur leur origine, leur conservation ou leur composition. Des médias gabonais rapportent que les autorités sanitaires multiplient les campagnes de sensibilisation, mais que les marchés parallèles continuent de prospérer.  


Le cas du Gabon montre que la lutte contre les faux médicaments ne se joue pas seulement aux frontières ou sur Internet. Elle se joue aussi dans les habitudes quotidiennes , acheter un comprimé moins cher au marché, prendre un sirop conseillé par un vendeur, ou utiliser un traitement dont personne ne connaît vraiment la provenance.


Le risque est énorme. Un faux médicament peut être sous-dosé, mal conservé, périmé, inefficace ou même toxique. Au lieu de soigner, il peut aggraver la maladie, retarder une vraie prise en charge médicale ou provoquer de graves complications.


Au fond, cette affaire pose une question simple , combien de personnes mettent leur santé en danger sans le savoir, simplement parce qu’elles veulent se soigner à moindre coût ?


L’opération d’Interpol rappelle donc une urgence , renforcer les contrôles, sensibiliser les populations et rendre les médicaments sûrs plus accessibles. Car tant que les soins resteront trop chers pour une partie de la population, les circuits informels continueront d’attirer ceux qui cherchent seulement une solution rapide pour se soigner.

Par NOEMI KIM

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