LANCE LE GÉNIE CHIMIQUE
Jusqu’à présent, l’EPM concentrait principalement ses enseignements autour du génie civil, du génie électrique, du génie mécanique, des réseaux et télécommunications, ainsi que de la maintenance industrielle. Avec l’introduction du génie chimique, l’école entend désormais accompagner de manière plus concrète la politique nationale de transformation locale des matières premières, rapporte l'AGP.
Une réponse aux ambitions industrielles du Gabon
Pour le directeur général de l’établissement, Rodrigue Safou Tchiama, cette nouvelle orientation traduit une volonté claire de repositionner l’école au cœur des ambitions industrielles du pays.
« Depuis quarante ans, ces formations n’avaient jamais vu le jour. Avec la dynamique impulsée par le président de la République, Brice Clotaire Oligui Nguema, nous revenons à la vision fondatrice de notre école en créant enfin le parcours génie chimique »
a-t-il déclaré.
Cette filière permettra aux futurs étudiants de développer des compétences dans les procédés de transformation du manganèse, du fer, du bois et d’autres ressources stratégiques dont regorge le Gabon. En parallèle, un DUT en génie chimique sera également mis en place afin de former des techniciens et ingénieurs spécialisés, notamment dans les domaines de l’hydrométallurgie et des procédés industriels à forte valeur ajoutée.
Miser sur l’expertise nationale
Le Pr Safou Tchiama rappelle que l’EPM dispose déjà d’une solide expérience dans la formation des ressources humaines du secteur industriel, en particulier grâce à son accompagnement des personnels de la Compagnie Minière de l’Ogooué (Comilog) et à ses partenariats avec plusieurs écoles spécialisées.
L’établissement suit également avec intérêt les perspectives liées à l’exploitation du fer de Belinga et de la potasse de Mayumba, deux projets stratégiques qui nécessiteront à terme des compétences nationales de haut niveau en génie chimique.
Le bois, un autre axe stratégique
Dans la même dynamique, l’École polytechnique renforce aussi son offre dans la filière bois avec une licence professionnelle en génie du bois articulée autour de deux options. Transformation du bois et construction bois.
« Le secteur bois constitue un levier majeur de développement. Nous maîtrisons déjà plusieurs procédés, mais certaines compétences manquent encore au niveau national »
a souligné le directeur général.
Organisée selon le système LMD, cette formation s’étendra sur trois années avant l’insertion professionnelle des diplômés. À travers cette diversification académique, l’EPM ambitionne de contribuer davantage à la nationalisation des compétences dans les secteurs stratégiques de l’économie gabonaise. Enfin, le directeur général a appelé les parents d’élèves, les entreprises forestières, les sociétés minières ainsi que les pouvoirs publics à soutenir cette dynamique portée par l’Université des Sciences et Techniques de Masuku (USTM) et son École polytechnique.