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AVEC 6 MÉDECINS POUR 10 000 HABITANTS

AVEC 6 MÉDECINS POUR 10 000 HABITANTS
Hôpital public au Gabon : l’urgence de la pénurie médicale

Le Gabon ne dispose actuellement pas d'un nombre suffisant de médecins spécialistes. Avec un ratio estimé à environ 6 médecins pour 10 000 habitants, le pays fait face à une pénurie structurelle, poussant de nombreux patients à se tourner vers la médecine privée ou à engager des évacuations sanitaires coûteuses.  Le Gabon ne dispose pas d’un nombre suffisant de médecins spécialistes.


Oui, cette information est globalement vraie. Les données officielles de la Banque mondiale et les rapports du Plan National de Développement Sanitaire du Gabon confirment qu'il y a environ 6 médecins pour 10 000 habitants (soit une densité médicale de l'ordre de 0,6 médecin pour 1 000 personnes).


Répartition inégale


La majorité des praticiens se concentrent dans les grands centres urbains (comme Libreville et Owendo), tandis que certaines provinces intérieures souffrent d'une pénurie plus aiguë.


Comparaison OMS


L'Organisation mondiale de la santé (OMS) préconise un ratio de référence pour atteindre la couverture sanitaire universelle, qui est généralement d'au moins 1 médecin pour 1 000 habitants (soit 10 pour 10 000). Le Gabon se situe donc encore en deçà des standards internationaux recommandés, ce qui explique la volonté de l'État de renforcer régulièrement ses recrutements dans la Fonction publique.


La démographie médicale : Un déficit quantitatif alarmant


Le nombre de spécialistes par rapport à la population globale est largement inférieur aux recommandations de l'OMS. Le Gabon souffre d'un déficit aigu dans plusieurs disciplines, nécessitant des années de formation (au moins $11$ ans pour devenir spécialiste. 7 ans de médecine générale et 4 ans de spécialisation) pour combler l'écart entre l'offre et la demande.


La fracture territoriale : La concentration des experts à Libreville


Les spécialistes sont très majoritairement concentrés dans les grands centres urbains et les hôpitaux de la capitale (CHUL, CHU d'Owendo). Cette centralisation crée une véritable inégalité d'accès aux soins, obligeant les populations de l'intérieur du pays à parcourir de longues distances pour consulter un cardiologue, un pédiatre ou un gynécologue. [1, 4, 5] 


La fuite des cerveaux et l'attractivité du secteur public


Les conditions de travail, les plateaux techniques parfois obsolètes et les grilles salariales dans la fonction publique découragent certains praticiens. Beaucoup de spécialistes se dirigent vers les cliniques privées ou quittent le pays, accentuant la pénurie au sein des hôpitaux publics. 


Le coût élevé des spécialités et l'obstacle financier


La rareté des spécialistes dans le système public a favorisé la prolifération de cabinets privés hors de portée pour de nombreux ménages. Face à ce coût et aux lenteurs de prise en charge, de nombreux Gabonais renoncent aux soins spécialisés ou se tournent vers l'automédication. 


La formation locale et les initiatives de recrutement


Bien que l'Université des Sciences de la Santé (USS) forme des médecins et des spécialistes, la cadence de sortie des diplômés ne suffit pas à couvrir les départs à la retraite et la croissance démographique. Les autorités ont mis en place des mesures d'intégration rapide pour les jeunes diplômés et des bourses de spécialisation à l'étranger pour inverser la tendance. 


L'impact sur la qualité des soins et les délais d'attente


Le manque de spécialistes engendre une surcharge de travail pour le personnel médical en place, conduisant à des délais d'attente très longs et à des retards de diagnostic. Cela alimente l'angloisse et la morbidité des usagers vis-à-vis des hôpitaux publics. C'est un défi colossal pour le ministère de la Santé.





Par Pamphil

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