HERMANN IMMONGAULT CONTRE LA PARAFISCALITÉ
L’exécutif a confirmé son envie d’accélérer ces changements, notamment en relançant le Haut Conseil de l’Investissement. Ce conseil est considéré comme un outil stratégique pour faire avancer l’investissement au Gabon. La réunion a aussi abordé la question de la parafiscalité, qui est souvent dénoncée par les entreprises comme un obstacle à leur croissance.
La discussion a continué sous la coordination de Hermann Immongault, avec l’objectif d’améliorer le climat des affaires. Et quelques heures auparavant, le même responsable avait déjà échangé avec la Fédération des Entreprises du Gabon (FEG) pour parler des préoccupations principales du secteur privé.
Un discours fort sur la réforme de la parafiscalité
Hermann Immongault a expliqué.
« L’ambition que porte le chef de l’État dans le cadre de son mandat oblige qu’au niveau du gouvernement, nous puissions nous assurer que tous ceux qui sont parties prenantes à la création de la richesse, à des meilleures conditions de vie et de travail des Gabonais puissent évoluer dans un écosystème qui soit favorable tant à leur activité qu’au gouvernement en tant que tel. C’est le sens de certaines décisions prises en conseil des ministres, notamment en ce qui concerne la réforme de la parafiscalité. »
Cela veut dire que le gouvernement veut faire en sorte que tout le monde puisse mieux travailler et que l’argent prélevé aux entreprises soit mieux géré.
Le secteur privé se réjouit des mesures à venir
Alain-Claude Kouakou, président de la FEG, a déclaré à ce sujet.
« Nous sommes heureux que le gouvernement prenne conscience de cette parafiscalité qui mine les entreprises locales membres de la FEG. Des commissions seront mises en place pour discuter par secteur d’activité de ces problématiques de parafiscalité. Nous avons aussi été informés que très prochainement, le Haut Conseil à l’Investissement sera mis en place. »
Les entreprises espèrent que ces mesures vont aider à réduire les charges qui pèsent sur elles.
Une centralisation nécessaire pour mieux gérer les prélèvements
Thierry Minko, ministre de l’Économie et des Finances, a aussi expliqué.
« Il y a nécessité de modifier un certain nombre de choses, notamment le fait qu'une partie de ce qui est prélevé ne rentre pas dans les caisses de l'État. Donc, il faut nécessairement arriver à un point où, même si des différentes missions sont maintenues en arrière-plan, le prélèvement et la collecte sont centralisés et gérés par une seule entité. Au-delà de tout ça, il y a certainement aussi lieu de s'interroger sur certains prélèvements qui sont faits. S'il y a des prélèvements qui sont avérés, qui sont justifiés, basés sur des textes, d'autres ne le sont pas. »
Il pense aussi qu’il faut vérifier si tous les prélèvements sont justifiés ou non, car certains pourraient ne pas suivre les textes en vigueur.
Un partenariat renforcé pour attirer plus d’investissements
Le gouvernement veut renforcer la coopération avec le secteur privé pour rendre le climat des affaires plus attractif. La relance du Haut Conseil de l’Investissement et la réforme de la parafiscalité devraient permettre de mieux gérer l’argent, d’attirer des investisseurs et d’aider l’économie gabonaise à mieux se développer. Ce dialogue entre l’État et les entreprises continue pour que tout le monde puisse en profiter et que le Gabon avance dans la bonne direction.