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DES CENTAINES DE FEMMES

DES CENTAINES DE FEMMES
Mobilisation à Yaoundé contre la viol d'une enfant et la justice

Cette manifestation  restera gravée dans les mémoires des habitants de Yaoundé. Des centaines de femmes, mais aussi des hommes, ont convergé vers l'Olympic Glory School d'Odza pour dénoncer un acte odieux : la viole présumée d'une petite fille de trois ans, Nawal. La scène témoigne d'une société profondément choquée, mobilisée pour que la justice soit rendue.


Une indignation populaire face à l’horreur


Ce rassemblement massif traduit la colère et l’indignation d’une population qui ne tolère plus ces actes de barbarie. « Bien sûr que dans une situation pareille dans la rue, je commence par me dire que ça aurait pu être ma fille. Je me sens concernée, je mets de mon énergie pour que ces crimes-là ne restent pas impunis »


témoigne Thérèse, une riveraine. Des femmes brandissaient des photos de la petite Nawal, accompagnées de banderoles exigeant justice. La vidéo de la mère de la victime, devenue virale sur les réseaux sociaux, a enflammé la toile et galvanisé la mouvement de protestation.


Une manifestation réprimée, des tensions palpables


Face à cette mobilisation, les forces de l'ordre sont intervenues pour disperser la foule, rappelant que la manifestation n'avait pas été déclarée. Plusieurs manifestants, dont de nombreuses femmes, ont été arrêtés. La tension était palpable, chacun réclamant que la loi s'applique sans discrimination ni manipulation.


« Si l'école est coupable, qu'on applique seulement la loi. Il est hors de question qu'on fasse une tête chercheuse, peut-être par jalousie ou pour discréditer l'école »,


a affirmé Alphonse, un parent d'élève, prônant la justice et la transparence.


Dialogue et mesures de la part des autorités


Plus tard dans la journée, une rencontre s'est tenue au sein de l'établissement, réunissant des représentants du gouvernement, des encadreurs et de la famille de la victime. Le ministre de l'Éducation de base, Laurent Serge Etoundi Ngoa, a insisté sur la nécessité de respecter la justice.


« Il y a des responsables qui seront sévèrement punis selon les lois de notre pays. Si l'école est impliquée, des mesures comme la suspension ou la fermeture seront envisagées »


a-t-il déclaré. La demande de fermeture de l'école par plusieurs manifestants témoigne de la gravité de la situation.


La famille et la justice, en quête de vérité


Pour l'heure, la famille de Nawal a déposé plainte contre l'établissement pour complicité, tandis que ce dernier a répliqué par une plainte pour diffamation. La justice doit désormais faire toute la lumière sur cette affaire qui ébranle la société camerounaise, suscitant un profond sentiment d'indignation mais aussi d'espoir pour une réponse juste et exemplaire.

Par Pamphil

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