RECONDITIONNEMENT DE FAUX LAIT INFANTILE
L’intervention des agents de la DGCCRF fait suite au signalement d’un consommateur inquiet. Les investigations ont conduit les autorités jusqu’à un site situé au quartier Baraka, où une importante quantité de cartons de lait infantile a été saisie.
Des produits impropres à la consommation
Selon les premières constatations, les produits retrouvés sur place étaient périmés et n’auraient jamais dû être remis en circulation.
« Nous avons été interpellés par un riverain au sujet du trafic de produits arrivés à terme, donc désormais impropres à la consommation. Il s’agit de produits dont les dates limites de consommation (DLC) sont dépassées et qui sont reconditionnés »
a indiqué Élise Emmanuelle Ntsame Obame, Directrice générale de la DGCCRF.
D’après les premiers éléments de l’enquête, une partie de ces marchandises devait normalement être détruite par incinération. Cependant, les enquêteurs soupçonnent l’existence d’un système organisé permettant de modifier ou de reconditionner ces produits afin de les réintroduire dans le circuit commercial.
Un danger pour la santé des enfants
Cette affaire suscite une vive inquiétude au sein des autorités. Le lait infantile est un produit particulièrement sensible, destiné à une catégorie de consommateurs très vulnérable. Les nourrissons et les jeunes enfants.
« Notre intervention s’inscrit dans notre mission de protection des consommateurs. Lorsqu’il s’agit des enfants, qui comptent parmi les consommateurs les plus vulnérables, notre vigilance est encore plus grande. Cette pratique représente un danger réel pour leur santé »
a ajouté la Directrice générale de la DGCCRF.
Sur le site de la saisie, l’émotion et l’indignation étaient perceptibles face à l’ampleur de cette fraude qui aurait pu avoir de lourdes conséquences sur la santé publique.
Des investigations toujours en cours
Les enquêteurs poursuivent désormais leurs recherches afin d’identifier les responsables de ce réseau ainsi que les différents acteurs impliqués dans l’approvisionnement et la distribution des produits incriminés. Ils cherchent également à déterminer l’étendue du trafic et les circuits utilisés pour écouler ces marchandises.
« Nous appelons les populations à la plus grande prudence, car les nourrissons et les jeunes enfants sont les premières victimes de ce trafic »
a conclu la Directrice générale de la DGCCRF.
Alors que l’enquête se poursuit, l’opinion publique attend désormais des sanctions contre les responsables. Cette importante saisie rappelle l’importance de la vigilance des consommateurs et du rôle essentiel des services de contrôle dans la protection de la santé des populations.