CONTRE L’HOMOSEXUALITÉ
Une loi sévère sur les droits sexuels et familiaux
Intitulée « loi sur les droits sexuels et les valeurs familiales », cette nouvelle législation prévoit également des peines de trois à cinq ans d’emprisonnement pour toute personne faisant la « promotion, le parrainage ou le soutien intentionnel d’activités LGBT+ ». Alors que la loi avait été adoptée à l’unanimité en 2024, elle n’avait pas pu être promulguée faute de signature présidentielle. Le nouveau texte conserve les dispositions fondamentales tout en introduisant des exceptions.
Des garanties limitées pour la communauté LGBT+
Parmi les dérogations, les avocats pourront défendre des personnes LGBT+ sans craindre de sanctions, et les médias conserveront la liberté de traiter des questions liées à cette communauté. De plus, les membres de la communauté LGBT+ auront accès aux soins médicaux, y compris la possibilité de subir des interventions chirurgicales. Ces mesures restent cependant très limitées face à la sévérité globale du texte.
Une position présidentielle clairement conservatrice
Le président John Mahama, attendu pour ratifier la loi, a exprimé son soutien aux valeurs traditionnelles.
« Je crois aux principes selon lesquels il n’existe que deux sexes. L’homme et la femme, et que le mariage est entre un homme et une femme »
Cette prise de position illustre la forte opposition institutionnelle aux droits LGBT+ dans plusieurs pays africains.
Contexte régional : une tendance à la criminalisation
Mi-mars, le Sénégal avait durci ses sanctions contre l’homosexualité, avec des peines allant de cinq à dix ans de prison. Aujourd’hui, une dizaine de pays africains appliquent des lois plus ou moins sévères contre les relations entre personnes de même sexe, renforçant un climat de répression régionale sur ces questions sensibles.