LES ABSENTS DE PLEINE-ORETY
LE POIDS DU SOUVENIR
À Pleine-Orety, le temps n'a pas effacé les séquelles du déguerpissement. Un an après les destructions, certaines familles vivent encore sur les lieux, entourées des vestiges de leurs anciennes habitations. Pour beaucoup, les difficultés matérielles et psychologiques persistent.
Réunis à l'église Sainte-Marie, les membres du Comité des déguerpis recensés, identifiés et évalués ont rendu hommage aux 51 personnes décédées depuis l'opération. Une célébration marquée par l'émotion, les prières et le souvenir de ceux qui ne sont plus là.
UNE QUÊTE DE JUSTICE TOUJOURS VIVANTE
Au-delà de l'hommage aux disparus, cette cérémonie a également servi de tribune pour rappeler les attentes des familles. Pour les responsables du comité, le combat se poursuit afin d'obtenir reconnaissance et réparation pour les préjudices subis.
Les survivants affirment porter désormais la mémoire de ceux qui sont partis, tout en poursuivant les démarches engagées depuis le déguerpissement.
Dans les chants, les prières et les témoignages entendus à Sainte-Marie, les familles ont rendu hommage à leurs disparus. Mais derrière le recueillement demeure une même exigence : que leur souffrance soit reconnue et que justice soit rendue, un an après les événements de Pleine-Orety.