tvplusafrique

Fait divers

LAMBARÉNÉ : UN ENFANT SUCCOMBE APRÈS UNE MORSURE DE SERPENT

LAMBARÉNÉ : UN ENFANT SUCCOMBE APRÈS UNE MORSURE DE SERPENT
À Lambaréné, un enfant de 10 ans est décédé après une morsure de serpent, relançant le débat sur les urgences médicales.

La cité du Trésor est sous le choc après le décès tragique de Jiré Eveil Divin Loundou Loundou, un enfant de 10 ans, victime d’une morsure de serpent survenue samedi dernier au quartier Lalala-Bordamur, dans le 1er arrondissement de Lambaréné.


Selon des proches de la famille, le drame s’est produit peu après 19 heures. Alors que les enfants regardaient la télévision à domicile, leur père leur aurait demandé de lui apporter la télécommande afin de suivre le journal télévisé de 20 heures. Le jeune garçon serait alors sorti par la terrasse arrière pour aller se soulager.


Quelques instants plus tard, il serait revenu en courant pour alerter ses parents, affirmant avoir été mordu par un serpent au niveau du talon. Son père se serait immédiatement rendu sur les lieux. Il y aurait aperçu un serpent de grande taille, de couleur noir-gris, enroulé à proximité de la terrasse. L’obscurité ne lui aurait toutefois pas permis d’identifier précisément l’espèce avant que l’animal ne disparaisse.


Avec l’aide de voisins disposant d’un véhicule, l’enfant a été transporté d’urgence vers une structure sanitaire de la ville. Mais selon les témoignages recueillis, l’établissement ne disposait pas des produits nécessaires à une prise en charge immédiate. Une ordonnance aurait alors été remise à la famille pour l’achat d’un sérum antivenimeux ainsi que d’autres médicaments, pour un coût total estimé à 134 000 francs CFA.


Malgré les efforts déployés par ses proches pour réunir rapidement la somme nécessaire et acquérir les produits prescrits, l’état de l’enfant se serait rapidement aggravé. Il a finalement succombé quelques heures plus tard.


Profondément éprouvée, la famille s’interroge sur les conditions de prise en charge des urgences liées aux morsures de serpent. « Comment un hôpital situé en zone tropicale peut-il ne pas disposer d’un sérum antivenimeux pour faire face à ce type de situation ? », s’indignent les proches.


Ce drame a suscité une vive émotion à Lalala-Bordamur ainsi que dans plusieurs quartiers de Lambaréné. Au-delà de la douleur de la famille, cette disparition remet au centre des préoccupations la question de la disponibilité des sérums antivenimeux et des médicaments d’urgence dans les structures sanitaires du pays, particulièrement dans les zones exposées aux risques de morsures de serpent.

Par NOEMI KIM

Top Articles