POLICE DE LA NATURE
Cette annonce a été faite à l’issue d’une série d’activités marquées notamment par des campagnes de sensibilisation et des opérations de nettoyage menées dans plusieurs bassins versants du pays. Une occasion saisie par les autorités pour rappeler l’urgence d’une mobilisation collective.
La fermeté comme nouvelle ligne directrice
Lors de son intervention, le membre du gouvernement a insisté sur la nécessité d’une implication citoyenne accrue dans la préservation du cadre de vie. Selon lui, la lutte contre la pollution relève avant tout d’un enjeu de santé publique qui exige l’engagement de tous les acteurs.
Le ministre a ainsi annoncé la mise en place prochaine d’une police environnementale, fruit d’une collaboration entre les collectivités locales, les partenaires spécialisés dans la gestion des déchets et les administrations concernées. Cette unité aura pour mission de surveiller les comportements à risque et de veiller au respect des règles environnementales.
« On montre l'exemple que tout le monde doit mettre la main à la pâte, parce que c'est une affaire de santé publique, vous ne vous imaginez pas. On va se réunir à nouveau avec la mairie, Clean Africa, le ministère. Regardez cette police environnementale qui va sillonner. Ceux qui sont responsables de ça, ils vont payer des amendes, et des fortes amendes, sinon leurs boutiques seront fermées. Ce milieu-là, vous allez l'évaluer à peu près dans un mois. On a parlé aujourd'hui, vous allez regarder ce qui va se suivre dans un mois. Le temps que nous on s'organise et qu'on mette en place un comité de pilotage de cette police environnementale »
Les contrevenants s’exposeront désormais à des sanctions plus sévères. Des amendes importantes pourraient être infligées aux responsables de dépôts sauvages de déchets ou d’actes de pollution récurrents. Dans certains cas, des fermetures d’établissements commerciaux pourraient également être envisagées.
Accompagner l’ambition d’un Gabon plus vert
Le changement de ton des autorités s’inscrit dans la volonté du Gabon de renforcer son engagement en faveur du développement durable et de son intégration aux programmes de « Ville Verte ». Pour le gouvernement, l’amélioration du cadre urbain passe inévitablement par une responsabilisation des citoyens et des opérateurs économiques.
Les pouvoirs publics entendent également accentuer les actions visant à réduire l’utilisation des plastiques non essentiels et à promouvoir le tri systématique des déchets. Ces mesures s’inscrivent dans la lutte contre le réchauffement climatique et la protection des ressources naturelles.
Si aucun calendrier précis n’a encore été dévoilé pour le déploiement de la police environnementale, le ministère a prévenu que les récidivistes seront les premiers ciblés par cette nouvelle stratégie de répression et de prévention.