PATIENT EBOLA GUÉRI ET SORTI
Cette annonce intervient quelques jours après la confirmation de ce premier cas importé d'Ebola en France, alors que la RDC fait face à une nouvelle flambée de la maladie, également signalée, dans une moindre mesure, en Ouganda.
Une prise en charge rapide et rigoureuse
Dans son communiqué, la ministre a précisé que le patient a bénéficié d'un suivi médical particulièrement strict dès son arrivée sur le territoire français.
« Resté peu symptomatique, il a fait l'objet d'une prise en charge médicale et d'un suivi strict »
avant de pouvoir
« regagner son domicile en toute sécurité »
a indiqué Stéphanie Rist.
Le patient est un médecin de l'ONG humanitaire Alima, de retour d'une mission en République démocratique du Congo. Selon les autorités sanitaires, il avait embarqué à Kinshasa sans présenter de symptômes évocateurs de la maladie, hormis des maux de tête. Son état de santé s'est toutefois légèrement dégradé au cours du vol, conduisant à l'activation immédiate du protocole sanitaire dès son arrivée en France.
Le ministère de la Santé avait alors souligné que le praticien
« a respecté totalement les consignes sanitaires, isolé selon les procédures dès son arrivée à l'aéroport puis transporté à l'hôpital à l'isolement chambre double flux ».
Des contacts identifiés et placés sous surveillance
À la suite de la confirmation du diagnostic, les autorités sanitaires ont rapidement engagé les investigations nécessaires afin de limiter tout risque de transmission. Cinq personnes ayant voyagé à bord du même vol en provenance de Kinshasa ont été identifiées comme cas contacts et placées à l'isolement, conformément aux protocoles en vigueur.
Les spécialistes rappellent toutefois que le virus Ebola demeure relativement peu contagieux. Sa transmission nécessite un contact direct avec les fluides biologiques d'une personne infectée ou décédée de la maladie, ce qui réduit considérablement le risque de propagation dans la population générale lorsque les mesures de prévention sont respectées.
Une épidémie toujours préoccupante en RDC
L'épidémie qui sévit actuellement en République démocratique du Congo est considérée comme particulièrement inquiétante. Il s'agit de la 17ᵉ flambée d'Ebola enregistrée dans le pays. Les autorités sanitaires font face à une souche rare du virus, dite Bundibugyo, contre laquelle il n'existe ni vaccin homologué ni traitement spécifique.
La riposte est rendue encore plus complexe par l'insécurité qui règne dans plusieurs zones touchées, les difficultés d'accès aux populations et le retard initial dans l'identification des premiers cas.
L'Organisation mondiale de la Santé (OMS), qui a classé cette épidémie comme une urgence de santé publique, avait indiqué à la mi-juin que la transmission du virus continuait de s'accélérer malgré le renforcement des dispositifs de lutte.
Les humanitaires cherchent l'origine de la contamination
Le cas du médecin français suscite également des interrogations au sein de l'ONG Alima. L'organisation indique chercher à
« comprendre comment la contamination a pu avoir lieu »
alors que ses équipes sont normalement soumises à une quarantaine de trois semaines après tout contact avec des patients infectés.
« Les conditions de prévention de contamination ont été mises en place depuis le début de notre intervention pour préserver nos équipes »
avait assuré l'organisation dans un communiqué.
Le directeur général de l'OMS, Tedros Adhanom Ghebreyesus, a rappelé que ce premier cas importé
« rappelle les risques auxquels sont exposés les intervenants de première ligne »
tout en estimant que le risque de propagation demeure « faible » aussi bien en France qu'à l'échelle mondiale.