JUSTICE : DES MILITANTS ATTAQUENT KAMTO
Les deux requérants ont introduit des procédures en référé d'heure à heure devant le Tribunal de première instance d'Ekounou, à Yaoundé. Ce mécanisme judiciaire, réservé aux situations jugées urgentes, permet au juge d'intervenir rapidement lorsqu'un litige nécessite une décision immédiate.
Les pouvoirs du président du parti remis en cause
Dans leur première requête, Willy Mengue et Laure Noutchang demandent au tribunal de suspendre Maurice Kamto de toute prise de parole publique au nom du MRC. Ils souhaitent également qu'il lui soit interdit de représenter officiellement le parti ou de signer des actes administratifs en qualité de président national.
À travers cette démarche, les deux militants invitent la juridiction à apprécier la conformité de la situation de Maurice Kamto avec les dispositions statutaires qui encadrent le fonctionnement du MRC. Ils estiment que le juge doit se prononcer sur la régularité de l'exercice de ses fonctions.
Des décisions internes également contestées
Une seconde procédure cible les actes pris durant la période de transition comprise entre la démission de l'ancien président du parti et le retour de Maurice Kamto à la tête du MRC.
Les plaignants sollicitent l'annulation de plusieurs décisions intervenues au cours de cette séquence, notamment des nominations, des exclusions et d'autres mesures de gestion interne. Selon eux, ces actes méritent d'être réexaminés au regard des textes qui régissent l'organisation du parti.
Une affaire aux enjeux politiques
En portant cette contestation devant les juridictions de droit commun, les deux militants choisissent de faire trancher un différend interne par la justice plutôt que par les organes du MRC. Cette option pourrait avoir des répercussions sur la gouvernance de la formation politique si le tribunal venait à donner une suite favorable à leurs demandes.
La première audience est prévue ce jeudi à 7 h 30 au Tribunal de première instance d'Ekounou. Le juge devra examiner les requêtes déposées et déterminer si les mesures sollicitées justifient une intervention en urgence. Cette décision sera suivie avec attention, tant par les responsables du MRC que par les observateurs de la vie politique camerounaise, dans un contexte où les questions de gouvernance des partis occupent une place croissante dans le débat public.