CÔTE-D'IVOIRE : LE RESTE DES DEPOUILLES RECLAMÉ PAR LES PROCHES
Il s'agit d'au total, 47 corps et restes humains de victimes des violences de la période post-électorale rendus à leurs familles ce mercredi 8 mars. Ces corps avaient été exhumés, pour certains en 2015, puis transférés à Abidjan, pour les besoins d'enquêtes. Depuis, ces corps étaient conservés à l’Ivoire sépulture (Ivosep) de Treichville. Ils devaient être acheminés par la route. Bien que les rapports d’autopsie n’aient pas été communiqués aux familles de ces victimes, cette restitution est perçue comme un geste permettant « aux habitants de faire le deuil », estime Amadou Coulibaly, le ministre porte-parole du gouvernement.
Les familles des victimmes insatisfaites
Jusqu' à la derniere minute les acteurs locaux n'avaient pas l information qu il devait avoir restitution des corps ce 8 mars,donc au sein de ce cercle il y aurait un manque d informations criard.
De plus, le nombre de corps rendus aux parents des victimes. Selon ces derniers, le nombre de dépouille rendu est insufisant. Il en resterait encore beaucoup, non-identifiés.Cela pourrait créer des tensions, des frustrations auprès des communautés, . Y aura-t-il des analyses supplémentaires ? Ces dépouilles feront elles l’objet d’une seconde vague de restitution dans les semaines ou mois à venir ?
Ce matin, trois organisations de défense des droits de l’Homme, ont demandé aux autorités d’établir un plan clair et concerté pour la poursuite des restitutions des corps . La Ligue ivoirienne des droits de l’homme (Lidho), la Confédération des organisations des victimes des crises ivoiriennes (Covici) et le Mouvement ivoirien des droits humains (Midh) rappellent ainsi, que plusieurs fosses communes n’ont toujours été exhumées. C’est le cas à Duékoué, où selon ces organisations, des fosses communes à l’entrée de la ville, abriteraient, plusieurs centaines de corps.