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LE DÉSENGAGEMENT DES MILITAIRES FRANÇAIS DU NIGER EST LANCÉ

LE DÉSENGAGEMENT DES MILITAIRES FRANÇAIS DU NIGER EST LANCÉ
Le retrait des troupes françaises démarre ce jeudi au Niger . 1 500 militaires français devraient avoir quitter le pays d'ici à la fin de l'année 2023.

C'est en rang organisé que les soldats français démarrent leur retrait  du Niger . Les premiers récemment  indiqué l'état-major des armées, sont les 400 soldats actuellement déployés à Ouallam, le long de la frontière malo-nigérienne. Des militaires  qui jusqu'ici participaient à l'opération Almahaou avec les forces armées nigériennes, pour sécuriser le Liptako nigérien.



Regroupés en deux sous-groupes tactiques interarmes, à Ouallam et Tabaré Baré, ces militaires français vont rejoindre Niamey par la route, avec, dans un premier temps, ce 4 octobre, l'organisation des convois. Ils vont mettre en ordre de marche leurs véhicules de combat, définir un itinéraire qu'il va falloir sécuriser pour rejoindre la capitale nigérienne. La distance n'est pas très longue – une centaine de kilomètres – mais selon l'état des pistes, le trajet peut prendre deux jours. Une fois arrivé à la base aérienne de Niamey, ces 400 soldats rejoindront immédiatement la France par avion.




« En termes de conduite, on fera ce qui est planifié. Nous fixons le tempo pour un départ en bon ordre, en sécurité et en coordination avec les autorités locales », insistent des hauts gradés.




L'heure tourne pour l'évacuation 



Le temps est compté. Les soldats français doivent avoir quitté le Niger d'ici à la fin de l’année. L'armée française doit donc trouver, hors du Niger, un hub logistique afin de centraliser le matériel évacué avant de le renvoyer en France. Le port de Cotonou serait tout indiqué, mais pour le moment la junte nigérienne ne semble pas disposée à ouvrir sa frontière avec le Bénin aux convois militaires français.



Désengager la base aérienne projetée (BAP) de Niamey va représenter  le plus gros du travail.  Mille hommes y sont stationnés, entourés de centaines de containers. Si la majorité des personnels seront évacués par les airs, en revanche, la partie la plus lourde du fret le sera par la route.



 



L'équation logistique du départ français pourrait par conséquent se révéler très compliquée.

Par LINA WM

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