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“BIENS MAL ACQUIS “: LE CTRI SOUHAITE Y LOGER LES GABONAIS DE FRANCE

“BIENS MAL ACQUIS “: LE CTRI SOUHAITE Y LOGER LES GABONAIS DE FRANCE
Interrogé sur les “biens mal acquis”, le ministre des Affaires étrangères, Régis Onanga Ndiaye, a expliqué que le Gabon souhaite transformer le patrimoine immobilier de la famille Bongo en logements sociaux pour les Gabonais de France.

Le CTRI souhaite mettre à nu le scandale des biens mal acquis en France par l’ancien chef de l’Etat Omar Bongo Ondimba. Selon l’arrêt de la Cour d’appel de Paris de février 2022, «l’immense fortune» d’Omar Bongo Ondimba, provient «de l’argent issu de détournements de fonds publics et des sommes considérables provenant du délit de corruption des sociétés pétrolières», notamment Elf Aquitaine, aujourd’hui Total Energies. Un patrimoine évalué à 85 millions d’euros (55 milliards 760 millions de FCFA).



Le journal Le Monde, qui s'est procuré les procès-verbaux de l’enquête, rapporte que la famille du président Omar Bongo détient des douzaines de maisons et appartements à Paris et dans le sud de la France, dont certains d'une valeur de plusieurs millions d’euros. La famille de Omar Bongo Ondimba posséderait ainsi 33 appartements ou maisons dont un hôtel particulier acheté en juin 2007, à Paris, à plus de 18 millions d’euros (11 milliards 808 millions de FCFA). 



Les Gabonais de France pourront utiliser des biens qui sont le résultat d’un pillage des richesses 



La justice française et la justice gabonaise se sont mises ensemble pour que ces biens soient rétrocédés au peuple gabonais qui a été spolié.Le ministre des Affaires étrangères, Régis Onanga Ndiaye, a indiqué que ce dossier est son cheval de bataille. «L’affaire est en justice tant du côté de la justice gabonaise que de la justice française. Nous travaillons fortement et avec beaucoup de conviction sur ce dossier en particulier ». En France, en septembre 2023, le groupe d’élus communistes avait souhaité que l’État français récupère ces biens immobiliers et qu’il les cède à la ville de Paris pour finalement «transformer ces propriétés en logements à vocation sociale». Au lieu de transformer ces logements sociaux exclusivement pour la ville de Paris, mais pour la diaspora gabonaise. «Les services compétents sont en train de travailler dessus afin de trouver un accord avec la partie française pour que ces biens soient rétrocédés à notre pays. Nous travaillons fortement et avec beaucoup de conviction sur ce dossier en particulier », a révélé le membre du gouvernement gabonais.



 

Par Pamphile EBO

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