UOB: LA NUIT L'OBSCURITÉ RÈGNE EN MAÎTRE
L’Université Omar Bongo (UOB), poursuit sa lente agonie. Lorsque la nuit tombe, une partie de l’UOB est plongée dans l’obscurité totale. Circuler la nuit au sein de l’Université Omar Bongo donne des frissons. On entend les croassements des grenouilles mais on ne voit pas les personnes qui sont à proximité. Les ténèbres sont opaques. Le danger guette les piétons. C’est la peur au ventre que les étudiants et les étudiantes osent aller d’un bâtiment à un autre quand il fait noir. Pour le moment, c’est une partie de l’UOB qui est dans le noir.
« Vous ne pouvez pas me voir parce que je suis complètement dans l’obscurité. Et pourtant nous sommes bel et bien à l’Université Omar Bongo du côté de l’amphithéâtre de sociologie », a déclaré une consœur de Gabon Télévision au cours de l’émission les Grands Dossiers. Elle a demandé à Ludovic son cadreur de mettre la lumière de sa caméra en marche. Et la lumière fut. La journaliste a simplement voulu attirer l’attention des autorités de tutelle face à cette situation qui semble sans solution jusqu’à ce jour.
Des effets néfastes sur le rendement des étudiants
Face à cette préoccupation, le ministre de l’Enseignement supérieur le Pr Hervé Ndoume Essingone n’a pas indiqué à partir de quelle date l’UOB sera totalement éclairée la nuit. La panne d’électricité va donc persister dans cet établissement. Pour le ministre de l’Enseignement supérieur, l’UOB a une litanie de problèmes, des problèmes d'éclairage, des problèmes de voiries, des problèmes de salles de classe, et les financements qui sont mis à la disposition de cette institution sont insuffisants pour résoudre toutes ces difficultés.
Entre 2010 et 2013, 10 milliards de francs CFA ont été consacrés à la réfection et à la construction de nouveaux bâtiments. Sept ans après, l’UOB a des problèmes d'éclairage quand la nuit tombe.
Lors des Etats généraux de l’Education, de la Recherche de l’Adéquation formation-Emploi, le pouvoir déchu avait annoncé la construction et l’équipement de 60 salles de cours de 50 places chacune (coût : 2,5 milliards de francs CFA); deux amphithéâtres de 1 500 places chacun (coût : 5 milliards de francs-CFA); et 4 amphithéâtres de 600 places chacune (coût : 6 milliards de francs CFA). C’était finalement de la poudre aux yeux.