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CAPITAINES, BARS, MACHOIRONS, BOSSUS, SOLES, ET ANGUILLES VICTIMES MYSTÉRIEUSES DU KOMO

CAPITAINES, BARS, MACHOIRONS, BOSSUS, SOLES, ET ANGUILLES VICTIMES MYSTÉRIEUSES DU KOMO
Selon un communiqué du ministère de Pêche et de l'aquaculture ce 25 mars 2024, les capitaines, bars, machoirons, bossus, soles, carangues, et anguilles, sont les principales victimes de ce mystère.

Les missions d’inspection et d’information lancées par le gouvernement pour détecter les causes de la mort mystérieuse des centaines de poissons retrouvés morts entre le  Centre d'appui à la pêche artisanale de Libreville (Capal) et Kango,une localité située à 91 kilomètres de Libreville, a livré son premier verdict dans un communiqué publié ce 25 mars 2024.  L’identité des morts a été rendue publique. 




“Les individus les plus représentatifs des victimes de ce phénomène sont communément connus sous les noms de capitaine, bars, machoirons, bossus, soles, carangues et anguilles”.




indique le communiqué du ministère de la Pêche et de l’aquaculture lu par Brice Didier Celce Koumba Mabert, le directeur général de la pêche. Ce sont ces 7 variétés de poissons qu’il faut surtout éviter de consommer. Ils sont susceptibles de contenir la substance qui les a tués. Et qui peut avoir des répercussions sur la santé humaine. L'épicentre du phénomène, assure le communiqué, est situé entre le port d'Owendo et Donguila, à 70 kilomètres de Libreville.



A part ces premiers indices, le mystère reste entier sur l’origine de la mort des centaines de poissons retrouvés morts entre le Capal et Kango, à 91 kilomètres de Libreville. L’origine est-elle accidentelle ? Est-ce un phénomène lié au réchauffement climatique ?  Les poissons seraient-ils morts à cause du déversement d’un produit toxique par un navire ? L’Etat a-t-il intérêt à masquer la vérité et à communiquer sur ce qu’il souhaite mettre à la connaissance de la population ? 



Trois missions de veille environnementales à l’actif du ministère de tutelle



Selon la version officielle, depuis le 12 mars 2024, “des informations reçues de nos réseaux d'enquêteurs ont fait état de poissons trouvés morts dans le Komo. Cette situation a conduit immédiatement le ministre de l'agriculture de l'élevage et la pêche,  à diligenter en urgence une mission d'inspection et de collecte d'informations sur la partie sud de l'Estuaire du Komo, comprise entre le Capal et Kango. A ce jour la direction générale des pêches a effectué trois missions de veille environnementale avec le concours express de l'Agence de sécurité alimentaire, du Centre national de données et informatique océanographique, du Cenarest etc. 



Durant ces missions, les enquêteurs  ont procédé à des échantillons variés, cadavre de poissons, paramètres physico-chimiques, GPS. En attendant les conclusions des analyses, le ministère de tutelle a préconisé la fermeture des activités de pêche ainsi que l’organisation des patrouilles quotidiennes et les opérations de sensibilisation des pêcheurs. 



 

Par Pamphile EBO

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