BRICE LACCRUCHE ALIHANGA RENDU COUPABLE, ÉCOPE DE 12 ANS DE RÉCLUSION CRIMINELLE DONT 3 ANS DE PRISON FERME
L’ancien directeur de cabinet du président de la république Brice Laccruche Alihanga, ancien directeur du président de la République déchu Ali Bongo Ondimba et de Tony Ondo Mba, l’ancien ministre des Mines étaient mis en cause pour détournement de deniers publics, concussion, blanchiment d'argent et association de malfaiteurs dans le cadre de l'opération Scorpion en 2019.
Après avoir écouté les accusés à la barre de la Cour criminelle spéciale sur le redressement fiscal de la Compagnie minière de l’Ogooué (Comilog), le montant reçu de cette transaction par la Société équatoriale des mines (SEM), et les différents bonus reçus par des parties du compte privé de l'ancien président Ali Bongo Ondimba.
Le procureur général dans son réquisitoire a rejeté le chef d'accusation sur l'association de malfaiteurs et est allé dans le même sens que l'accusation en ce qui concerne les autres chefs d'accusation notamment les détournement de deniers publics.
Recevoir un bonus d'un compte privé ne constitue pas une infraction
Il a ainsi requis 10 ans d'emprisonnement avec 6 ans de sursis pour Brice Laccruche Alihanga et 8 ans d'emprisonnement avec 5 ans de sursis pour Tony Ondo Mba. Ayant comparu libre, Brice Laccruche Alihanga ne retournera n'ira plus en prison. Il avait déjà purgé la totalité de sa peine de prison ferme. Tony Ondo Mba, est condamné à payer une amende de 100 millions de FCFA à l’Etat gabonais. Son immeuble construit au Camp de Gaule a été repris par l’Etat gabonais ainsi que des sommes contenues dans ses comptes bancaires. Il est condamné à payer 1,8 milliards de FCFA de dommages et intérêts.
Après des débats très houleux le tour est revenu à la Cour après plus de 2 heures de délibération de rendre sa décision. Le président de la cour avait invité les avocats à plaider. Selon maître Anges Kevin Nzigou qui a auparavant demandé la comparution d'Ali Bongo Ondimba comme témoin qui a été refusé par la cour, recevoir un bonus d'un compte privé ne constitue pas une infraction.
Étant un compte privé, le bonus de 4 milliards accordé à BLA n'était en aucun cas venu directement d'une caisse de l'Etat comme le soutient ardemment l'accusation. 5 jours ont été donnés à la défense pour se pourvoir en cassation.