Mandat d’arrêt délivré contre Stéphane Zeng et Landry Amiang Washington : place au désactivisme ?
Sur la toile, la nouvelle fait sensation et soulève de nombreuses interrogations. A l’origine de ce mandat d’arrêt, une affaire pour diffamation, injures publiques et atteinte à l’honneur à l’encontre d’Hervé Patrick Opiangah (HPO).
Le 22 juin 2022, dans un live intitulé « Hervé Criminel Opiangah », l’activiste Stephane Zeng, résidant en France avant l’arrivée de militaires au pouvoir en août 2023, déclarait que l’homme d’affaires avait beaucoup tué, le qualifiant de sanguinaire. Et depuis, l’acronyme HPO est devenu l’un des mots les plus utilisés dans la description de courtes vidéos reprenant les propos de Stephen ou de Landry, dans plusieurs séries de live.
La promesse
Loin de se douter qu’une plainte serait déposée par Opiangah, les deux activistes, à l’issue de la prise de pouvoir par les militaires, se sentent conforté par le message du président de la transition, Brice Clotaire OLIGUI NGUEMA, invitant ces derniers à rentrer sur le territoire national, sans aucun risque de représailles. Ce qu’ils feront, précipitamment. Seulement, à Libreville, le CTRI organise des consultations et met en place son 1er gouvernement sous l’ère militaire. Coup de surprise, le personnage taclé de sulfureux et de sanguinaire est nommé ministre des mines, le 9 septembre, avant d’être débarqué du poste et remplacé par Gilles NEMBE, à l’issue du remaniement du 17 janvier 2024.
Les rumeurs vont bon train
Le Dialogue National s’est tenu en avril 2024 et nos activistes, amoureux du changement longtemps attendu par le peuple gabonais, ne cessent de vanter les actions du CTRI.
La confiance ayant atteint son paroxysme, ils organisent un road show pour faciliter la rencontre entre OLIGUI et la diaspora de France, ils gagnent en estime.
Ayant été informé de la saisine de la justice par Opiangah, Stephane et Landry relance le débat sur la toile et confirme leur choix d'accompagner la transition, « tout est pour le mieux dans le meilleur des mondes ».
Leurs déclarations semblent agacer l'ancien homme fort du président déchu. C'est par ce mandat d'arret qu'il s'exprime, bien évidemment sous la coupe de la justice.
Profitant du discour à Kango, du Président de la transition,
« Ce n’est pas le problème d’Oligui, c’est le problème de la justice et je veux une justice forte. Quand vous êtes en France, vous ne manquez pas de respect aux policiers, vous n’insultez pas les CRS, et ici, je ne le tolère pas. Avant le 30 aout 2023, tous ces actes sont terminés mais après le 30 aout 2023 que chacun assume ».
Le message est ambigu tant, les fait repprochés datent de 2022.
Aucune plainte à ce jour contre le média anglais qui a été le premier à lancer l'alerte de l'affaire "Capelogate" citant dans son article, Hervé Criminel Opiangah, " The Guardian".
Affaire à suivre..