BIDEN : POUR UNE VISITE À FORTE CONNOTATION GÉOPOLITIQUE
Le président américain Joe Biden entame ce mardi 3 décembre 2024, une visite historique en Angola, un déplacement à forte portée géopolitique destiné à contrer l’influence croissante de la Chine en Afrique. Ce voyage de deux jours, qui intervient à quelques semaines de son départ de la Maison-Blanche, pourrait cependant être éclipsé par sa décision controversée de gracier son fils, Hunter Biden.
Mardi, M. Biden doit rencontrer son homologue angolais Joao Lourenço à Luanda. Pour sécuriser cette visite, les autorités locales ont décrété deux jours fériés. Le président prononcera également un discours au Musée national de l'esclavage, symbole mémoriel fort dans cette ancienne colonie portugaise.
Mercredi, il se rendra à Lobito, une ville portuaire clé pour l’ambitieux projet du "Couloir de Lobito", un réseau ferroviaire destiné à acheminer des ressources stratégiques comme le cuivre et le cobalt. Ce projet, soutenu par l’Union européenne, est présenté comme une pierre angulaire des relations entre les États-Unis et l’Afrique.
Le porte-parole du Conseil de sécurité nationale américain, John Kirby, a qualifié cette initiative de "révolution" pour l’engagement américain sur le continent, tout en critiquant les "investissements irréguliers" de la Chine, principal créancier de l’Angola avec 17 milliards de dollars de dette.
Cette visite est également un symbole : jamais un président américain ne s’était rendu en Angola, et ce voyage marque la première visite officielle d’un président américain en Afrique subsaharienne depuis 2015. M. Biden, qui avait promis en 2022 de renforcer les liens avec l’Afrique, espère que ce geste historique sera vu comme un gage de partenariat durable.