LA SOCIÉTÉ CIVILE ALERTE SUR DES DÉCÈS À LA PRISON DE MAKALA
Makala est un centre pénitentiaire et de rééducation de Kinshasa. En septembre 2024, une tentative d'évasion des prisonniers avait fait plusieurs morts. Deux mois après,la société civile alerte sur la reprise continuelle des décès et les conditions de vie et de détention épouvantables. Du 1er au 2 septembre 2024, une tentative d’évasion a fini par entraîner une centaine de morts et un collectif de femmes violées. Depuis, la prison reste fermée à tout nouveau prisonnier.
La prison centrale de Makala a une capacité d'accueillir 1500 personnes. Actuellement, elle compte jusqu'à 9351 prisonniers. Une surpopulation dont on compte les femmes dans certains pavillons de la prison. Chez les hommes, on trouve certains opposants et 69 mineurs. Cette surpopulation constituerait des effets néfastes sur leur bien-être et leur santé des détenus. La majorité de ces détenus sont condamnés. D'autres attendent leurs jugements. Mais ont passé plusieurs années sans même connaître jusqu’à présent le jour de leur procès.
Parmi les femmes détenues, 14 sont enceintes. 3 ont été victimes de viol collectif. Vendredi 29 novembre 2024, 5 détenus sont morts. La justice parle de mort naturelle et l'administration pénitentiaire lui a emboîté le pas.
Une ONG interpelle la communauté nationale et internationale. Elle s'inquiète de la situation face à la négligence des autorités. Elle craint surtout pour la vie des femmes détenues qui sont en grossesse. Cette ONG plaide pour leur libération pour des raison humanitaires sachant que l'on sait plusieurs risques surviennent lorsqu'il y a une surpopulation dans la prison. Il y a des bagarres, des décès prématurés, des tentatives de fuite etc...