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L'AFFAIRE MBOULOU BEKA CHEZ LE PROCUREUR

L'AFFAIRE MBOULOU BEKA CHEZ LE PROCUREUR
L'affaire tragique de la mort de Mboulou Beka, survenue lors d’un meeting populaire du Front de l’opposition le 20 décembre 2014 à Rio, continue de hanter le Gabon.

L'affaire tragique de la mort de Mboulou Beka, survenue lors d’un meeting populaire du Front de l’opposition le 20 décembre 2014 à Rio, continue de hanter le Gabon.  Dix ans plus tard, une nouvelle étape s'ouvre avec la lettre ouverte de Joël Mapangou, un acteur de l'opposition impliqué dans les événements,  qui accuse des personnalités influentes, d'être à l'origine de la répression.  Cette lettre, adressée au procureur de la République près le tribunal de première instance de Libreville, et les déclarations de Mapangou sur Tv+Afrique, relancent le débat sur les circonstances entourant la mort de Mboulou Beka et la responsabilité des forces de l'ordre.



 Joël Mapangou, cité parmi les suspects, affirme avoir été arrêté avec d'autres manifestants au Rond-Point de la démocratie alors qu'il essayait d'acheminer Mboulou Beka vers un hôpital. Il accuse les forces de sécurité d'une action excessive et cite le survol d'un hélicoptère, probablement transportant des personnalités publiques, notamment Bertrand Zibi Abeghe et quelques membres de la communauté internationale, à ce moment précis.  Il insiste sur le manque de protection des manifestants face à la répression.



Bertrand Zibi Abeghe, en déplacement en Chine, a réfuté toutes ces accusations dans une déclaration rapportée par les médias. Principal médiateur, il affirme avoir joué un rôle prépondérant dans la négociation de la paix civile après l'élection présidentielle de 2014.  Il se décrit comme l'artisan de la résolution qui s'ensuivit.  Ces propos contrastent radicalement avec les allégations de  Joël Mapangou. Bertrand Zibi Abeghe évoque un rôle de médiateur entre la délégation française et l'ancien Président de la République, précisant même avoir été conduit dans l'avion français amenant les médiateurs.



L'attaque de  Joël Mapangou vise à éclaircir les faits. Il dénonce les "actes d'abus" subis par les familles des victimes et demande à ce que justice soit rendue.  Il accuse directement Bertrand Zibi Abeghe et d'autres personnalités publiques d'être derrière la répression.



Dix ans après cette journée dramatique, la question des responsabilités reste entière. L'affaire Mboulou Beka devient ainsi un nouveau chapitre dans la lutte contre l'impunité et le respect des droits humains au Gabon.



 

Par Pamphile EBO

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