CLÔTURE DE LA SESSION EXTRAORDINAIRE DU SÉNAT CE 20 JANVIER 2025
Dans son discours, la présidente du Sénat a tout d'abord remercié le Premier ministre et son gouvernement, en soulignant l’inclusion de l'ancienne vice-présidente du Sénat, Madame Marcelle Ibinga, aux côtés de dix autres femmes à des postes clés. Une parfaite illustration d' une volonté politique forte du président de la transition pour l'inclusion des femmes et des jeunes dans le développement du pays.
Elle a également salué la collaboration fructueuse avec le président de l’Assemblée nationale, en mettant en avant l’efficacité du travail parlementaire grâce à des échanges constructifs sur des sujets parfois complexes, qui ont permis de simplifier les procédures et d’accroître l’efficacité du processus législatif.
"Nous sommes résolument engagés dans le processus de transition impulsé avec courage par le général Brice Clotaire Oligui Nguema", a-t-elle affirmé.
Un autre point important de son discours fut l’hommage rendu à la Cour constitutionnelle, pour son rôle essentiel dans le renforcement du droit positif et du modèle démocratique en construction. Elle a également exprimé la reconnaissance infinie du Sénat envers les présidents des corps constitués et des autorités administratives indépendantes pour la qualité de leur collaboration avec l'institution.
Concernant les travaux sur le Code électoral, Paulette Missambo a expliqué que la méthodologie suivie reposait sur deux axes principaux : un examen interne du texte et une audition des acteurs de la société civile. L’objectif, selon elle, était de respecter le principe de l’inclusivité, cher au président de la transition, pour rendre les débats plus féconds. Parmi les auditions notables, (celle du ministre de l’Intérieur et de la Sécurité, ainsi que de la Commission pour l’élaboration de l’avant-projet du Code électoral), ont permis d’entendre diverses voix, y compris celles du barreau du Gabon, des jeunes, du Front des citoyens pour la transparence électorale, et de l’organisation patronale des médias au Gabon (OPAM).
À l’issue de dix jours de travaux intenses, le Sénat a adopté un nouveau Code électoral innovant sur plusieurs points, consolidant un cadre législatif pour toutes les élections politiques, y compris celles du président de la République, des députés, des sénateurs, des membres des bureaux des conseils locaux, et des référendums. Ce Code, présenté sous un seul document, offre un accès simplifié aux textes essentiels régissant l’organisation de la vie institutionnelle du pays.
La présidente du Sénat a souligné que les élections des dernières décennies ont été marquées par des contestations violentes, menaçant le vivre-ensemble national. Pour éviter de telles dérives, plusieurs principes essentiels ont été affirmés dans le nouveau Code, tels que l'accès équitable aux médias publics et la consécration du fichier biométrique, désormais lié aux numéros d'identification personnels, garantissant des listes électorales transparentes et fiables. Ainsi, cette session extraordinaire a permis de poser les bases solides d’un avenir électoral plus serein et démocratique pour le Gabon.