BILIE-BY- NZE, ONANGA, MANGANGA DEMANDENT LE REPORT DE LA PRÉSIDENTIELLE DU 12 AVRIL 2025
Le climat politique au Gabon, à quelques semaines de la présidentielle prévue pour le 12 avril 2025, est de plus en plus tendu. Ce samedi 1er mars 2025, plusieurs responsables de l'initiative pour des élections post-transition pacifiques, démocratiques, inclusives et transparentes se sont réunis à Libreville pour exprimer leurs préoccupations face à l’évolution du processus électoral. À cette occasion, ils ont réitéré leurs arguments et ont appelé à un report de cette échéance importante.
Cette rencontre avec la presse fait suite à celle organisée en janvier dernier. Un mois après, la situation semble toujours aussi préoccupante pour les leaders de l’opposition. Ali Akbar Onanga Y’obegue, l'un des porte-paroles de cette initiative, a mis en avant des arguments solides en faveur du report du scrutin. Selon lui, une telle décision serait essentielle pour garantir non seulement la transparence et la crédibilité du processus électoral, mais également pour préserver la paix et la stabilité dans le pays, dans un contexte politique tendu.
Pierre Claver Maganga Moussavou, également membre de cette coalition, a quant à lui exprimé son mécontentement face à son exclusion de la course électorale, en raison de son âge avancé. L’ancien vice-président et leader du PSD n'a pas manqué de critiquer la position actuelle du président de la transition, Brice Clotaire Oligui Nguema. Il a estimé que la situation des forces de défense et de sécurité compromet la transparence du scrutin. À ses yeux, cette configuration préfigure une élection biaisée.
L'ancien Premier ministre, Alain-Claude Billie By Nze, a également pris la parole lors de cette rencontre, réaffirmant son opposition au processus électoral en cours. Il a dénoncé les dérives observées dans la gestion de la transition, appelant à un renforcement des principes de « vivre ensemble » et de « Gabon d’abord ». Loin de vouloir alimenter les tensions, Billie By Nze insiste sur la nécessité d’éviter toute dérive ethnique et de privilégier l’unité nationale. Il a souligné que les actions récentes du Centre de la Transition et de Réconciliation Interne (CTRI) laissent planer de nombreux doutes sur la sincérité des élections à venir.
À quelques semaines de l’élection présidentielle, cette coalition de responsables politiques gabonais ne cache pas son inquiétude face à un processus qu'ils jugent inique et susceptible de diviser davantage le pays.