TRAITEMENT DES AGENTS PUBLICS ACTIFS ET RETRAITÉS ASSURÉ
Charles Mba, ministre des Comptes publics et de la Dette du Gabon, a tenu à clarifier la situation financière de la Caisse des pensions et des prestations familiales, souvent pointée du doigt pour ses tensions de trésorerie. À ses yeux, les inquiétudes sont légitimes mais exagérées.
Interrogé sur les difficultés financières que traverserait la Caisse des pensions, le ministre Charles Mba a d’emblée rejeté cette idée :
« Non, je ne suis pas du tout d’accord avec ce point de vue »
a-t-il affirmé à Canal 2 International.
Il reconnaît cependant qu'au 30 août 2023, l'État faisait face à une dette sociale importante, notamment liée à l’arrimage des pensions au nouveau système de rémunération des agents publics. Ce changement structurel a engendré des rappels de pensions de retraite, dont certains n’avaient jamais été réglés. Mais aujourd’hui, selon Charles Mba, cette page est en grande partie tournée :
« En février de l’année dernière, nous avons payé 50 % des rappels. Et récemment, nous venons de boucler deux tranches de 28 milliards de francs CFA »
Pour lui, il ne s'agit donc pas d’une crise de liquidité mais d'un passif en voie de régularisation.
« Je ne vais pas dire que la Caisse des pensions est richissime, non. Mais je ne crois pas que ses difficultés soient à un niveau tel qu' aujourd’hui qu’on puisse parler de tensions de trésorerie. D’ailleurs, j’ai signé récemment un arrêté autorisant la Caisse à placer une partie de ses réserves pour générer des intérêts »
Face à la question essentielle : « Pouvez-vous garantir que les prestations sociales seront payées ? », le ministre se veut rassurant. Il insiste sur la solidité de l'État gabonais, même en période de transition :
« À aucun moment nous n’avons été inquiets sur notre capacité à assurer le traitement des agents publics. »
Charles Mba concède toutefois l'existence d'une dette vis-à-vis de la Caisse nationale d’assurance maladie et de garantie sociale (CNAMGS). Mais là encore, il évoque une volonté politique forte d’apurer progressivement ces arriérés :
« Le Président de la République a donné des instructions pour que des marges de manœuvre soient dégagées afin de régler ces dettes accumulées bien avant la transition »
En conclusion, le ministre Charles Mba affiche un optimisme prudent :
« Je ne suis pas inquiet pour l’avenir de notre capacité à faire face à nos charges sociales »