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REJET DU RECOURS DE BLÉ GOUDÉ

REJET DU RECOURS DE BLÉ GOUDÉ
À six mois de l’élection présidentielle prévue en octobre, la tension politique monte en Côte d’Ivoire après la radiation de plusieurs figures majeures de l’opposition de la liste électorale provisoire.

À six mois de l’élection présidentielle prévue en octobre, la tension politique monte en Côte d’Ivoire après la radiation de plusieurs figures majeures de l’opposition de la liste électorale provisoire. Parmi elles, Charles Blé Goudé, ancien ministre de la Jeunesse et ex-bras droit du président Laurent Gbagbo, dont le recours a été rejeté ce vendredi 25 avril 2025 par le tribunal de première instance de Gagnoa.


La décision, rendue publique par son parti, le Congrès panafricain pour la justice et l’égalité des peuples (Cojep), marque un tournant dans le processus électoral.


« Le président du tribunal a rejeté le recours visant à contester la radiation de Charles Blé Goudé »


a indiqué le Cojep, soulignant l’importance de cette audience dans le contentieux électoral. Cette radiation le rend de facto inéligible pour le scrutin présidentiel du 25 octobre.


Blé Goudé n’est pas le seul opposant concerné. L’ancien président Laurent Gbagbo et l’ex-chef rebelle Guillaume Soro, tous deux également condamnés par la justice ivoirienne, sont eux aussi écartés du processus électoral. Le premier est frappé d’une condamnation pour le pillage de la BCEAO, le second, actuellement en exil, pour tentative de déstabilisation. À cette liste s’ajoute Tidjane Thiam, espoir du Parti démocratique de Côte d’Ivoire (PDCI), radié mardi pour une perte présumée de sa nationalité ivoirienne au moment de son inscription en 2022.


L’opposition dénonce un processus électoral biaisé et accuse le pouvoir en place de dérives autoritaires. Malgré son acquittement par la Cour pénale internationale en 2021, Blé Goudé reste sous le coup d’une condamnation de 20 ans de prison en Côte d’Ivoire, pour des faits liés à la crise post-électorale de 2010-2011 qui fit plus de 3 000 morts. En décembre dernier, il avait officiellement demandé une amnistie au président Alassane Ouattara pour pouvoir participer à l’élection.


 

Par Pamphile EBO

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