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PAS DE DOUBLE STANDARD

PAS DE DOUBLE STANDARD
Le chef de l’État français a tenu à clarifier le rôle de la France et à réaffirmer son attachement à la souveraineté congolaise.

Le Président français Emmanuel Macron a fermement défendu la position de la France face aux accusations d’ambiguïté dans le conflit qui oppose la République démocratique du Congo (RDC) et le Rwanda. Kinshasa reproche à Kigali de soutenir les groupes armés actifs dans l’Est du pays, notamment le M23. Le chef de l’État français a tenu à clarifier le rôle de la France et à réaffirmer son attachement à la souveraineté congolaise.


« Je trouve cela très injuste »


a déclaré Emmanuel Macron sur les antennes de TV5 Monde, en réponse aux critiques selon lesquelles la France adopterait une posture trop conciliante à l’égard du Rwanda. Selon lui, Paris a au contraire fait un travail « patient et scientifique » pour restaurer des relations apaisées avec Kigali, notamment à travers le rapport Duclert, qui a permis une relecture lucide du rôle de la France lors du génocide rwandais.


Mais le Président français établit un lien direct entre cette réconciliation historique et les efforts actuels pour apaiser les tensions dans la région des Grands Lacs.


« Depuis le milieu des années 1990, la situation s’est fortement dégradée à l’Est de la RDC »


a-t-il rappelé. Il a insisté sur un principe fondamental :


« Je suis pour la souveraineté et l'intégrité territoriale partout. Il ne doit pas y avoir de double standard »


Emmanuel Macron a ainsi comparé la situation en RDC à celle de l’Ukraine. Il a  souligné qu’il est inacceptable de tolérer des atteintes aux frontières dans un cas, tout en les dénonçant dans l’autre.


« On ne peut pas accepter que des voisins viennent mettre la main sur les ressources de la RDC »


a-t-il martelé.


Sur les tensions ethniques et les violences alimentées par les groupes armés comme le M23, le chef de l’État français plaide pour une solution politique.


« Ces mouvements doivent être traités politiquement »


affirme-t-il. Il a appelé à la désescalade et à un dialogue régional structuré.


La France, assure-t-il, se positionne en « facilitateur » et soutient les processus africains de médiation, tels que les initiatives de Luanda et de Nairobi, portées respectivement par les présidents Lourenço (Angola) et Ruto (Kenya). Il a également salué le rôle de Faure Gnassingbé, Président du Togo, désigné comme émissaire spécial, et dont les déplacements récents à Kinshasa et à Kigali s’inscrivent dans cette logique de paix.


« La situation humanitaire à l'Est de la RDC est terrible. Je pense aux populations. Personne ne veut voir revenir les tensions ethniques »


a indiqué Emmanuel Macron.

Par Pamphile EBO

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