"PDG DÉGUISÉ"
Quelques jours après la proclamation définitive des résultats de l’élection présidentielle du 12 avril 2025 par la Cour constitutionnelle, Alain-Claude Bilie-By-Nze a pris la parole ce mardi 29 avril 2025 pour dresser un bilan sans concession de son parcours et esquisser les contours d’un avenir politique débarrassé, selon lui, des oripeaux du passé. Il a indiqué que Brice Clotaire Oligui Nguema assure la continuité du Parti démocratique gabonais (PDG) dans ses formes les plus maquillées.
Dans sa déclaration, le candidat malheureux a affirmé avoir tourné « définitivement la page » de son appartenance au Parti démocratique gabonais (PDG) et de sa participation au régime d’Ali Bongo Ondimba. Un régime dont il dénonce aujourd’hui la continuité « jusque dans ses formes les plus déguisées » sous l’actuel chef de l’État.
« Ma rencontre avec les Gabonaises et les Gabonais, au cours de mon chemin de Damas, m’a conduit à porter un regard lucide sur ce qui s’est produit dans notre pays »
a-t-il déclaré, évoquant un éveil politique nourri par le contact direct avec les citoyens de tous horizons, en ville comme en milieu rural.
Candidat malheureux à la présidentielle, Bilie-By-Nze se félicite d’avoir recueilli plus de 20 000 voix, « selon les suffrages que le ministère de l’Intérieur a bien voulu [lui] accorder ». Un score qu’il juge largement sous-estimé. Mais au-delà des chiffres, il insiste sur la valeur de son programme politique, qu’il qualifie de « réponse concrète aux attentes immédiates » des Gabonais.
Au cœur de ce projet : des propositions fortes pour renforcer la solidarité nationale, réduire les inégalités et assurer une redistribution plus juste des richesses. Parmi elles, un revenu universel garanti de 150 000 francs CFA par mois, un « minimum jeunesse » et un « minimum vieillesse », autant de mesures destinées à garantir justice sociale, équité et paix durable.
« Notre combat politique commun, débuté par le rejet de la Constitution adoptée par référendum en novembre 2024, ne saurait s’achever avec l’élection d’avril 2025 »
martèle-t-il. Pour lui, la date du 12 avril doit marquer « le début d’un nouvel engagement » : celui d’un mouvement populaire et réformateur décidé à refonder les institutions sur des bases réellement démocratiques.
Il met en garde contre les dangers que recèle, selon lui, l’actuelle Constitution, fruit d’un « coup d’État » et porteuse de « dérives » menaçant les libertés fondamentales.
« Sa mise en œuvre pourrait produire des conséquences que nul ne saurait mesurer pleinement »
prévient-il.