RESSERRÉ
Le Gabon entre dans une nouvelle ère avec l’annonce d’un gouvernement resserré de 30 membres, contre 34 auparavant, marqué par un savant dosage entre expérience, jeunesse, figures civiles et militaires. L'objectif affiché étant notamment de réduire le train de vie de l’État tout en insufflant une dynamique nouvelle à la gouvernance.
Trois ministres d’État émergent dans cette nouvelle équipe : Henri Claude Oyima, Ulrich Manfoumbi Manfoumbi et Camélia Ntoutoume Leclercq. Henri-Claude Oyima, ancien président de la Fédération des Entreprises du Gabon (FEG), président du Groupe financier BGFIBank qui compte aujourd'hui 21 sociétés et 10 marques, et président du Conseil d'Administration du marché financier unifié de la Bourse des Valeurs, fait une entrée remarquée à la tête d’un superministère alliant Économie, Finances, Budget, Dette et lutte contre la vie chère. Une première pour cet homme d'affaires influent, désormais au cœur des décisions économiques du pays.
Autre visage fort : Ulrich Manfoumbi Manfoumbi, militaire de carrière et ancien porte-parole du CTRI, hérite du ministère d’État des Transports, de la Marine marchande et de la Logistique, une promotion significative. Camélia Ntoutoume Leclercq, seule survivante du dernier mois de gouvernance d’Ali Bongo Odimba, conserve l’Éducation nationale et symbolyse la continuité et la confiance.
Le gouvernement compte également 9 femmes, soit 30 % de l’effectif, et 7 nouveaux visages tels que Sosthène Nguema Nguema ou Gninga Chaning Zenaba, seule femme candidate à la dernière présidentielle. Le portefeuille de l’Économie fusionne à nouveau avec les Finances et la Dette, comme aux grandes heures des décennies passées. Un ministère de l’Entrepreneuriat voit aussi le jour.
Certains piliers quittent la scène, à l’instar de Charles Mba et du général Nzengui Nzoundou. Treize ministres conservent néanmoins leurs portefeuilles, à l’image de Régis Onanga Ndiaye aux Affaires étrangères ou Brigitte Onkanowa à la Défense ou encore Me Lubin Ntoutoume à l'Industrie.