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L’Assemblée nationale de la transition du Gabon a reçu depuis le 5 mai 2025, les présidents et représentants des parlements d’Afrique centrale et de l’Ouest.

L’Assemblée nationale de la transition du Gabon a reçu depuis le 5 mai 2025, les présidents et représentants des parlements d’Afrique centrale et de l’Ouest. Dans le cadre d’une conférence internationale de haut niveau, ces acteurs majeurs du processus de transition politique partagent expériences, stratégies et espoirs autour d’un thème central : le rôle des institutions législatives dans le retour à un ordre constitutionnel durable.


Organisée conjointement par l’Union interparlementaire (UIP), le parlement de la transition du Gabon et l’Institut international pour la démocratie et l’assistance électorale (IDEA International), avec le soutien de l’Union européenne, cette rencontre marque un moment charnière pour les nations en quête de stabilité institutionnelle. Pendant deux jours, le Palais Léon Mba de Libreville se transforme en forum de réflexion sur la diplomatie parlementaire africaine.


Autour de la table, une quinzaine de délégations issues des parlements de pays en transition. Présidents, vice-présidents et experts parlementaires, tous réunis pour bâtir un socle commun de bonnes pratiques en matière de transition démocratique. À leurs côtés, l’honorable Jean François Ndongou, président de l’Assemblée nationale de la transition gabonaise, a ouvert les travaux en soulignant l’importance de ces échanges dans un contexte continental en pleine mutation.


« Cette rencontre est le lieu propice pour interroger l’état actuel de nos processus de retour à un ordre constitutionnel durable et d’y apporter, au besoin, les correctifs nécessaires. Elle incarne un nouveau paradigme de la diplomatie parlementaire africaine : rechercher des solutions africaines aux problèmes africains, avec les acteurs africains »


a déclaré Jean-François Ndongou.


Pour Nicolas Matatu, chef du bureau pays IDEA/Gabon, les parlements ne sont pas de simples spectateurs des transitions en cours. Ils en sont les véritables « architectes » :


« Par leur pouvoir de légiférer, de représenter et de contrôler, les institutions législatives portent la responsabilité immense de garantir une gouvernance inclusive, pacifique et responsable. Elles doivent à la fois accompagner les réformes et assurer la continuité de l’État »


a-t-il affirmé.


Un avis partagé par Martin Chungong, secrétaire général de l’UIP, qui salue la maturité politique des acteurs parlementaires :


« Depuis deux ans, nous avons œuvré à appuyer la mise en œuvre des calendriers de transition nationaux. Nous sommes heureux d’avoir pu contribuer à la réflexion du parlement gabonais dans l’élaboration de son dispositif constitutionnel, conformément aux recommandations du dialogue national inclusif »


Les travaux déboucheront sur l’adoption d’une Déclaration de Libreville, véritable boussole pour les institutions législatives de transition du continent. Des rapports analytiques identifiant les actions prioritaires à mener seront également produits, avec pour ambition de servir de référence à d’autres États confrontés à des défis similaires.


 


 

Par Pamphile EBO

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