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8 000 MILLIARDS

8 000 MILLIARDS
Il appelle au départ du Président congolais en place et à l’instauration d’une transition nationale pour rebâtir le pays.

Dans une interview Simon Pierre Moussounda, coordinateur du Congrès pour la Renaissance du Congo (CRC), tire la sonnette d’alarme sur la situation socio-politique et économique du Congo-Brazzaville. Il appelle au départ du président en place et à l’instauration d’une transition nationale pour rebâtir le pays.


 


Un système à bout de souffle


Pour Simon Pierre Moussounda, l’urgence est claire :


« Ce monsieur est un danger, non seulement pour notre pays, mais aussi pour toute l’Afrique centrale»


Il dénonce un système politique basé sur le pillage des ressources nationales, une gouvernance marquée par la corruption, la violence politique et des décennies de malversations.


Il rappelle les épisodes tragiques de l’histoire du pays, tels que l’assassinat de l’ancien président Massamba-Débat ou les conflits armés qui ont dévasté plusieurs départements, notamment dans le Pool.


« Ce pays a connu la douleur, la destruction, y compris psychologique »


explique-t-il dans une interview accordée à Global Africa Telesud,


 


Refus du dialogue politique actuel et rejet des élections


Le coordinateur du CRC est catégorique :


« Nous ne croyons pas aux élections, ni au dialogue avec ce régime. Ce n’est pas un pouvoir apte au dialogue »


Selon lui, toute solution durable passe d’abord par le départ du président actuel et la mise en place d’une transition politique inclusive. Cette transition permettrait aux Congolais de se parler, de reconnaître les souffrances du passé et de rebâtir un avenir commun.


 


La dette colossale du Congo 


Sur le plan économique, Simon Pierre Moussounda met en lumière l’ampleur de l’endettement du pays :


« La dette du Congo s’élève aujourd’hui à près de 8 000 milliards de francs CFA. Une partie de cette dette a même été cachée au FMI »


Selon les évaluations internes du CRC, les dépenses publiques sur la période 2002-2022 atteignent 133 000 milliards de francs CFA non justifiés, en grande partie dilapidés dans des projets dits « éléphants blancs » ou transférés à l’étranger.


« Il s’agit d’un système organisé de détournement de fonds publics »


 


Réhabiliter la confiance et refonder l’État


Pour le CRC, la relance du pays nécessite une renégociation de la dette, mais cette fois avec de nouveaux acteurs, de nouveaux projets, et une vision politique renouvelée. Il insiste :


« Il faudra restaurer la confiance des partenaires internationaux, en démontrant une volonté réelle de rupture avec la mauvaise gouvernance »


Un exemple criant est celui des hôpitaux promis dans le département de la Bouenza :


« Le Président lui-même reconnaît que les hôpitaux sont abandonnés dans la brousse, mais au lieu d’agir, il rit avec ses ministres et continue à festoyer. C’est cela le drame »


 


Un projet de renaissance nationale


Simon Pierre Moussounda conclut avec détermination :


« Ce que nous voulons, c’est le départ du régime en place, la mise en œuvre d’une transition, puis la relance du pays sur la base d’un véritable projet de renaissance»


indique-t-il dans cette interview accordée à  Global Africa Telesud.

Par Pamphile EBO

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