HAUTE TENSION
Le thermomètre est monté d’un cran à l’Agence gabonaise de sécurité alimentaire (AGASA). Au cœur de cette tempête, une descente inopinée du directeur général adjoint, le commandant Oscar Sadibi Mapangou, chez deux producteurs d’eau en sachet impropres à la consommation. Une opération qui, si elle a fait mouche sur les réseaux sociaux, a surtout failli mettre l’Agence dans de sales draps. L’initiative, menée sans coordination avec la direction compétente, a été rejetée en bloc par la hiérarchie, provoquant une onde de choc en interne.
Dans un communiqué ferme publié le 27 mai 2025, la direction générale, incarnée par le Dr Jean Delors Biyoghe Bi Ntougou, n’a pas fait dans la dentelle. Réponse du berger à la bergère, Jean Delors Biyoghe Bi Ntougou, dénonce une action cavalière, en dehors du cadre légal, et fustige une tentative de court-circuiter les procédures. Selon lui, cette descente n’avait aucune base légale, les inspections étant strictement encadrées par le règlement CEMAC n°09/17 et la loi n°15/65, qui exigent l’implication d’agents assermentés et habilités.
Loin d’être un coup de maître, cette initiative sent le soufre et jette une pierre dans le jardin de l’AGASA, déjà en quête de crédibilité dans sa démarche vers une certification ISO 9001 et une accréditation ISO 17020. Pour le Dr Jean Delors Biyoghe Bi Ntougou, l’acte de son adjoint achoppe sur toutes les lignes : non-respect des règles, navigation à vue, et mise en danger de l’image de l’Agence.
«La conduite et le déroulement d'une inspection sanitaire en République Gabonaise obéissent à une procédure stricte et documentée qui, conformément au règlement CEMAC n° 0917-UEAC CEEBEVIRHA-CM-31 régissant la sécurité des animaux des aliments et des produits d'origine animale et halieutique en zone CEMAC à la loi n° 15/65 du 22 décembre 1963, relative à l'inspection sanitaire des denrées alimentaires produits et sous produits d'origine animale et à l'ordonnance n°50/78 portant contrôle de la qualité des produits et denrées alimentaires et répression des fraudes exigent que ces missions ne peuvent être conduites que par des agents qualifiés habiletés et ayant prêté serment en tant qu'officier de police judiciaire à compétence spéciale au Tribunal de première instance de Libreville»
a fustigé la direction générale dans un communiqué.

La direction générale se désolidarise sans équivoque :
« Le commandant Oscar Sadibi Mapangou n’engage en aucune manière l’Agence »
insiste-t-elle. Une manière de dire que ce coup d’éclat est une pilule difficile à avaler, d’autant plus qu’il intervient dans un contexte où les institutions doivent montrer l’exemple, selon la vision de la République de la rupture promue par le président Brice Clotaire Oligui Nguema.
À l’AGASA, les ténors ne parlent plus le même langage. Entre le Dr Jean Delors Biyoghe Bi Ntougou, et Oscar Sadibi Mapangou, il y a désormais de l’eau dans le gaz. La pomme de discorde est bien là. Selon certaines informations, le lundi 2 juin 2025 à 12h00, le Dr Jean Delors Biyoghe Bi Ntougou, donne rendez-vous à la presse pour présenter l’état d’avancement du mon plan de développement et de croissance de l’AGASA.