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IMMIGRATION IRRÉGULIÈRE

IMMIGRATION IRRÉGULIÈRE
Un an jour pour jour après la dissolution surprise de l’Assemblée nationale par Emmanuel Macron, le duel politique entre le chef de l’État et Marine Le Pen continue de s’intensifier.

Un an jour pour jour après la dissolution surprise de l’Assemblée nationale par Emmanuel Macron, le duel politique entre le chef de l’État et Marine Le Pen continue de s’intensifier. En marge d’une réunion des patriotes européens à Fontainebleau, la présidente des députés du Rassemblement national (RN) a vivement critiqué la politique migratoire du Président, qu’elle juge inexistante et déconnectée des réalités du pays.


Réagissant aux propos tenus la veille par Emmanuel Macron à Nice, lors d’un discours consacré à la défense du climat, Marine Le Pen n’a pas mâché ses mots. Le chef de l’État avait dénoncé une “surenchère sécuritaire” et un “lavage de cerveau” de l’opinion publique sur “l’invasion du pays” au détriment du débat climatique. “Je ne veux pas que ni le gouvernement, ni le Parlement ne cèdent aux facilités du moment”, avait déclaré le président, en allusion aux thématiques dominantes de la campagne pour les européennes.


Pour Marine Le Pen, ces propos illustrent le "détachement indécent" d’un président "de plus en plus isolé", qui "s’enferre dans le déni et le mépris". Selon elle, Emmanuel Macron “n’a jamais rien fait pour lutter contre l’immigration irrégulière”. Elle va même plus loin en l’accusant d’avoir “soutenu le pacte d’immigration européen”, qui prévoit notamment une répartition obligatoire des demandeurs d’asile entre les États membres. “Cela signifie installer de force des migrants dans les villages de France, et imposer 20.000 euros d’amende par migrant refusé. Nous n’avons pas la même conviction”


a-t-elle indiqué.


Mais la cheffe de file de l’opposition d’extrême droite ne s’arrête pas à Emmanuel Macron. Elle critique également le ministre de l’Intérieur Bruno Retailleau, désigné depuis peu comme figure du gouvernement post-remaniement.


“Il dit la même chose que nous mais ne fait rien. Il est ferme dans les mots, mais laxiste dans les actes. Certains le défendent simplement parce qu’il est de droite. Moi, je ne lui trouve aucune excuse”


souligne-t-elle.


Alors que le RN espère capitaliser sur la vague droitière qui traverse l’Europe, Marine Le Pen et Jordan Bardella continuent leur offensive en vue des élections européennes. Pour eux, l’immigration reste un levier central pour mobiliser l’électorat.





Par Pamphile EBO

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