REMPLACER CEMAC ET CEEAC
Yaoundé, capitale politique du Cameroun, accueillera le 18 juillet 2025, un Sommet extraordinaire des chefs d’États et de gouvernement de la Communauté économique des États de l’Afrique centrale (CEEAC) et de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (CEMAC). Annoncé lors du Conseil des ministres de la CEEAC, ce sommet, convoqué par le président Paul Biya, s’inscrit dans le cadre du processus de rationalisation des Communautés économiques régionales (CER). L'objectif est de sortir de l’ornière les difficultés d’intégration qui entravent le développement économique des pays de la région.
Cette initiative ne date pas d'hier. Elle s'inscrit dans un projet ambitieux lancé lors de la 14ème Conférence des Chefs d’État de la CEEAC, tenue en octobre 2009 à Kinshasa, en République Démocratique du Congo. Ce projet vise à créer une seule Communauté économique régionale qui remplacerait la CEMAC et la CEEAC, et ce, dans un contexte où les ressources financières se raréfient et où les échanges commerciaux entre les pays d’Afrique Centrale sont encore à un niveau faible. En d'autres termes, il s'agit d'impulser une nouvelle dynamique d’intégration pour stimuler la croissance et le développement régional.
Les avancées dans ce processus sont déjà encourageantes. En août 2022, le ministère camerounais de l’Économie notait des progrès significatifs dans l’unification des zones de libre-échange, l’élaboration d’un Code des douanes et d’un tarif extérieur commun. Ces développements posent des bases solides pour une coopération renforcée dans des domaines prioritaires tels que la santé, la libre circulation des personnes et des biens, et les règles budgétaires et monétaires.
Un an après la réunion du Comité de pilotage à Yaoundé, où le taux de réalisation de la fusion CEMAC-CEEAC était de 55,31%, le sommet sera l'endroit idéal pour évaluer ces avancées et envisager les étapes futures. En effet, cette rencontre de juillet promet d’être une bouffée d’oxygène pour l'intégration régionale. Elle devrait ouvrir une nouvelle page d'opportunités pour les pays d'Afrique Centrale.
Ainsi, alors que les dirigeants se réuniront à Yaoundé, ils auront l’occasion non seulement d'évaluer le chemin parcouru, mais aussi de fixer une date pour la fusion tant attendue de ces deux communautés.