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DÉGUERPISSEMENT : LA DÉLÉGUÉE SPÉCIALE DU 3E ARRONDISSEMENT PRÉVIENT LES POPULATIONS IMPACTÉES

DÉGUERPISSEMENT : LA DÉLÉGUÉE SPÉCIALE DU 3E ARRONDISSEMENT PRÉVIENT LES POPULATIONS IMPACTÉES
Tirant les leçons de la situation des déguerpis de la zone dite Plaine-Oréty, dans le 1er arrondissement de la commune de Libreville, la Déléguée spéciale du 3e arrondissement, Jocelyne Bakita a effectué une descente de terrain afin de tirer la sonnette d’alarme.

Kinguélé, Plein-ciel, Montagne-sainte, Boulevard Bessieux, Carrefour Léon Mba et Akémindjogoni, sont, entre autres, les zones du 3e arrondissement de la commune de Libreville qui sont impactées par l’opération de déguerpissement entamée par les Pouvoirs publics, en vue de la modernisation de la cité.


Sensibilisées et indemnisées, depuis des années, plusieurs personnes ont usé de supercherie en revendant des terrains, en y installant des locataires ou, simplement, en restant sur place, à l’image de la situation des déguerpis de la zone dite Plaine-Oréty, où plusieurs personnes se trouvent, actuellement, en difficulté après le passage des pelleteuses du Génie-militaire.


Pour prévenir cette situation, la Déléguée spéciale du 3e arrondissement, Jocelyne Bakita a décidé d’entamer une campagne de sensibilisation, afin d’appeler les concernés à la responsabilité. Une mission qu’elle effectue en compagnie des chefs de quartiers.


« Voici une victime de la mauvaise foi de nos compatriotes. Le propriétaire du terrain avait déjà été indemnisé, et il a vendu au compatriote qui est en train de faire les travaux, alors qu’il savait qu’il avait déjà reçu de l’argent, pour permettre la construction d’une voie secondaire », a constaté la Déléguée spéciale.


Sur un site impacté d’Akémidjongoni, en dépit de l’interpellation du chef de quartier, deux batiments ont été érigés, après l’indemnisation des propriétaires.


« Ils ont été indemnisés depuis longtemps, depuis 2014. Je sensibilise les uns et les autres pour les ramener à la raison », a confié, Jean-Claude Mounguengui, chef de quartier d’Akébé Midjongoni.


« Si aujourd’hui pour des raisons de développement, on doit casser, ils ne s’en prendront qu’à eux-mêmes », a lancé Jocelyne Bakita. Et le chef de quartier


Selon les autorités du 3e arrondissement, les linéaires concernés ont été indemnisés, entre 1990 et 2011. Sur les lieux, la Déléguée spéciale a recensé 30 familles déjà indemnisées, 10 en attente d’indemnisation, et 37 autres, sans un statut particulier. 

Par Estelle Diane AMVANE

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