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DANS LE COLLIMATEUR

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L’objectif était de passer au peigne fin le respect des normes relatives à la collecte, au traitement et à la conservation des données des usagers.

L’Autorité gabonaise pour la protection des données personnelles et de la vie privée a mené une descente inopinée au siège d’Airtel Gabon et de sa filiale Airtel Money. L’objectif était de passer au peigne fin le respect des normes relatives à la collecte, au traitement et à la conservation des données des usagers.



Cette opération de contrôle a mis en lumière plusieurs entorses à la réglementation en vigueur. Parmi les irrégularités relevées, le non-respect du fichier de cookies sur les smartphones des clients a particulièrement attiré l’attention. Ces manquements concernent l’identification des utilisateurs, leur traçabilité ainsi que leurs connexions sur les plateformes numériques d’Airtel Gabon.


Pour en avoir le cœur net, l’Autorité a convoqué les responsables de l’entreprise à une audition. Une démarche inscrite dans une logique contradictoire visant à permettre à l’opérateur de s’expliquer avant que des sanctions ne soient envisagées. Car désormais, plus question de laisser des acteurs majeurs du numérique passer au travers des mailles du filet.


Face à cette mise en garde, le directeur général d’Airtel Gabon, Thomas Herbert Gutjahr, a joué la carte de la transparence :


« On a eu un premier contrôle que l'autorité a fait avec Airtel il y a quelques semaines. L'autorité a partagé l'observation avec nous. Et on s'est mis d'accord de collaborer à l'avenir pour qu'on soit toujours au courant de tous les développements, tous les textes, qu'on puisse s'appuyer sur le support de l'Autorité »


a-t-il déclaré à Gabon 1ère, exprimant la volonté d’agir en symbiose avec le régulateur.


Airtel Gabon semble décidé à faire table rase du passé. L’entreprise, qui s’est engagée à transmettre les observations de l’Autorité à son siège qui se trouve en Inde, promet de mettre les bouchées doubles pour redresser la barre. Ceci dans un contexte où les droits numériques sont de plus en plus scrutés. L’opérateur sait qu’il ne peut plus se permettre d’être en panne de conformité. L’alerte a été tirée. 


 

Par Pamphile EBO

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