LANCEMENT DES SESSIONS CRIMINELLES
Le ministre de la Justice, Garde des Sceaux, Chargé des Droits Humains, Dr. Séraphin Akure-Davain, a entamé, ce lundi 7 juillet 2025, une tournée d’inspection à travers les juridictions et prisons du pays. Port-Gentil, capitale de la province de l’Ogooué-Maritime, a été choisie comme point de départ d’un périple qui s’étendra sur neuf étapes. Une démarche qui se veut à la fois diagnostique et corrective, dans l’optique d’insuffler un vent nouveau à un secteur judiciaire souvent critiqué.
Après une visite de courtoisie au gouverneur de la province, le ministre a enchaîné les rencontres et inspections : cour d’appel judiciaire, tribunal de première instance, chambre provinciale des comptes, tribunal administratif. À chaque étape, un seul mot d’ordre : redonner un second souffle à la justice gabonaise.
« Nous avons constaté la réalité quotidienne des juridictions, et il est urgent d’améliorer les conditions de travail pour exiger un meilleur rendement »
a déclaré le ministre, visiblement préoccupé. Son discours apparaît comme une aubaine pour les acteurs du secteur, longtemps confrontés à des conditions parfois précaires. Cette tournée s’inscrit dans la vision du président de la République, Brice Clotaire Oligui Nguema, qui place la modernisation de l’administration publique, y compris celle de la justice, au cœur de son action.
Mais ce n’est pas tout. Le ministre a aussi annoncé une mesure forte : le lancement, dès la semaine prochaine, des sessions criminelles dans cinq provinces. L’objectif étant de lutter contre la surpopulation carcérale et réduire les détentions préventives prolongées. Un dénouement tant attendu par de nombreux détenus pour qui chaque jour passé derrière les barreaux ressemble à un compte à rebours interminable.
La visite de la prison centrale de Port-Gentil a été un moment très important de cette première étape. Le ministre Séraphin Akure-Davain y a constaté les conditions de détention et s’est engagé à respecter les délais légaux de jugement. Pour les détenus, la perspective de voir leur situation évoluer représente un véritable baume au cœur. Respirer enfin l’air libre, se refaire une nouvelle vie est le rêve de quelques-uns de ces détenus.“Il y a une volonté réelle de réforme. La justice gabonaise souffre depuis trop longtemps de moyens insuffisants et de lourdeurs administratives. Cette tournée était réellement importante. La reprise des sessions criminelles est essentielle pour désengorger nos prisons. Il faut maintenant passer du diagnostic à l’action durable”
commente une source judiciaire.
Alors que la tournée ne fait que commencer, cette première escale donne déjà le ton. Une justice plus humaine, plus efficace, pointe à l’horizon.