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FIN DE LA PRÉSENCE MILITAIRE AU SÉNÉGAL

FIN DE LA PRÉSENCE MILITAIRE AU SÉNÉGAL
L’armée française a quitté définitivement le Sénégal, ce 17 juillet, à travers la fermeture de ses dernières bases militaires et la restitution officielle des camps Geille, de Ouakam et l’escale aéronautoque de l’aéroport de Dakar à l’Etat Sénégalais.

C’est au cours d’une cérémonie solennelle entre militaires français et sénégalais, ce 17 juillet,  que le général Mbaye Cissé, chef d’état-major des armées du Sénégal et le général Pascal Lanni, chef des militaires français sur le terroire africain ont acté le départ définitif des militaires français du Sénégal.


« C’est l’aboutissement de plusieurs mois de discussion amicales et fraternelles portant sur la retrocession définitive des deux dernières emprises », a déclaré le chef d’état-major des armées du Sénégal.


En effet, comme annoncé, il y a quelques semaines, les dernières bases militaires, dont le camp Geille de Ouakam et l’escale aéronautique de l’aéroport de Dakar ont été officiellement restituées à l’État sénégalais.


Si ce départ, met fin à plus de deux siècles de présence militaire permanente au Sénégal, il ouvre une nouvelle ère au partenariat sécuritaire entre les deux Etats. 


« Nous espérons un changement structurel de notre présence en Afrique. Ce changement est nécessaire, nous devons  réinventer nos partenariats dans une Afrique dynamique et cela passe par une autre approche », a déclaré le général Pascal Lanni.


Pour le président Bassirou Diomaye Faye, il s’agit de la concrétisation d’un acte de souveraineté, qui devrait permettre au Sénégal de compter sur lui-même pour sa sécurité.


Rappelons que ce départ s’inscrit dans une vague de retraits de la présence de l’armée française en Afrique de l’Ouest visant à reprendre le contrôle total de ses installations militaires.


Avant le  Sénégal, le Mali, le Burkina Faso, le Niger et le Tchad ont été les premiers à se séparer de cet héritage colonial, qui, pour d’aucuns, marque l’ouverture d’une nouvelle page de l’histoire. 

Par Estelle Diane AMVANE

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