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ENSEIGNEMENT SUPÉRIEUR PRIVÉ

ENSEIGNEMENT SUPÉRIEUR PRIVÉ
En vue de poser les bases d’un enseignement supérieur plus solide, plus accessible et mieux aligner aux défis du développement national, le gouvernement a organisé les 23 et 24 juillet un atelier national sur la validation du plan de développement de l’enseignement supérieur privé.

Durant deux jours, acteurs de l’Enseignement supérieur, entreprises et administrations ont mené la réflexion afin d’imaginer ensemble un système d’enseignement supérieur privé digne du 21e siècle, alliant modernisme, inclusivité, performance, capacité de répondre aux défis nationaux et aux standards internationaux, en droite ligne avec la stratégie national de développement de ce secteur.


Plusieurs points ont été abordés, lors des échanges, notamment, l’échange d’expérience sur la gouvernance ; la stratégie et les mécanismes de financement ; le développement de partenariats et stratégie d’internationalisation ; l’EPS et fiscalité ; l’opportunité de mise en place des organisations des EPS et dynamique de territorialisation.


Après avoir fait un diagnostic froid du fonctionnement actuel des établissements privés supérieurs, les participants ont émis des recommandations, à l’endroit des différentes parties prenantes.


Le ministère de l’Enseigneent supérieur a ainsi été invité à simplifier le cadre réglementaire régissant les établissements privés dans l’Enseignement supérieur, en harmonisant et en allégeant les procédures d’autorisation , de création et d’ouverture des établissements ; assurer la représentation des EPS au sein des conférences des recteurs, directeurs généraux des grandes écoles et directeurs des Instituts ; mettre en place des dispositifs de contrôle régulier et rigoureux visant à évaluer la conformité des EPS aux normes de qualité, tout en favorisant un accopagnement progressif vers la conformité. 


Pour parvenir à une offre de formation de qualité ouvrant les portes de l’emploi aux diplômés, les établissements privés ont été invités à se constituer en associations ou en réseaux structurés, notamment pour renforcer leur crédibilité institutionnelle et améliorer l’accès aux financements bancaires et au service financier ; élaborer des modèles économiques durables diversifiant leurs sources de revenus, frais de scolarité, prestations de service, partenariats, mécénats, formations continues afin d’assurer leur perenité financière ; renforcer la gouvernance par la qualité ; harmoniser les programmes et la complémentarité avec le secteur public.


Par ailleurs, ces acteurs ont été interpellés sur l’absence d’offre de formation dans les secteurs prioritaires identifiés dans le projet de société du président de la République, tels que les mines, les hydrocarbures, l’industrie forestière, l’agro-industrie.


Le défi est donc d’adapter les formations offertes aux étudiants aux besoins des entreprises nationales. 

Par Estelle Diane AMVANE

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