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Justice

UN FREIN POUR LES MAGISTRATS

UN FREIN POUR LES MAGISTRATS
Après 48 heures d’échanges nourris à l’École nationale de la magistrature de Libreville, les rideaux sont tombés sur l’atelier de formation des magistrats.

Après 48 heures d’échanges nourris à l’École nationale de la magistrature de Libreville, les rideaux sont tombés sur l’atelier de formation des magistrats. En l’absence de la ministre de la Justice, empêchée, son directeur de cabinet a honoré de sa présence la cérémonie de clôture, marquant ainsi l’importance stratégique de cette rencontre.


L’objectif affiché est de renforcer les capacités des magistrats dans l’ordre financier. Deux experts nationaux ont encadré les travaux, menés tambour battant, pour fournir aux participants les outils nécessaires à une meilleure compréhension de leurs missions spécifiques. Les magistrats sont désormais mieux outillés pour faire face aux défis de leur fonction, notamment en matière de traitement des fonds de majorité et de collaboration entre les parquets judiciaires et financiers.


Une franche interaction a permis de mettre en lumière certaines failles. L’atelier a notamment révélé une méconnaissance persistante de certains acteurs quant aux missions et prérogatives des représentants du ministère public dans l’ordre financier. De plus, la quasi-inexistence de décisions de déféré rendues par les magistrats du siège de la Cour des comptes, pourtant censées être communiquées aux parquetiers financiers, a été pointée du doigt comme un frein à l'efficacité de la chaîne pénale économique.


La première recommandation formulée ? Réviser le cadre légal. Il est impératif de mettre les bouchées doubles pour corriger les lacunes juridiques et faciliter la circulation de l’information entre les différentes instances concernées. Les propositions issues des travaux serviront de base à une réforme plus cohérente, fondée sur des constats concrets et un diagnostic lucide.


Cette session aura eu le mérite de remettre le pied à l’étrier à nombre de magistrats, parfois isolés ou mal informés des dernières évolutions du droit financier. Cerise sur le gâteau, l’atelier a aussi permis d’injecter un sang neuf dans les méthodes de travail, par le biais d’échanges intergénérationnels riches et sans langue de bois.


Au terme de ces deux journées intenses, un cap est donné : celui d’une justice plus crédible, plus rigoureuse et mieux préparée à traiter les affaires économiques avec impartialité et fermeté. 




Par Pamphile EBO

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