ONZE ÉTABLISSEMENTS
Voilà une annonce qui devrait rassurer plus d’un parent et faire grincer bien des dents : le ministère gabonais de l’Éducation nationale, de l’Instruction civique et de la Formation professionnelle a rendu publique la liste, très attendue, des établissements officiellement homologués par le ministère français de l’Éducation nationale. Onze écoles seulement ont passé avec succès les mailles du filet. Le reste, souvent bien plus vendeur en apparence que sérieux dans les faits, reste hors-jeu.
L’Estuaire, le Haut-Ogooué et l’Ogooué-Maritime à l’honneur
À Libreville, la capitale, cinq établissements se hissent au rang envié d’écoles françaises reconnues : les écoles publiques conventionnées de Gros-Bouquet 1 et 2, celles des Charbonnages et d’Owendo, ainsi que le lycée Blaise Pascal. Dans le Haut-Ogooué, trois établissements décrochent le précieux sésame : l’école publique de Franceville, l’école primaire Comilog de Moanda et le lycée Henri-Sylvoz. Enfin, dans l’Ogooué-Maritime, ce sont l’école publique de Port-Gentil, l’école Léopold et le lycée Victor-Hugo qui ferment la marche.
Des écoles sans aucune reconnaissance officielle
Mais derrière cette liste officielle, se cache une réalité bien moins reluisante. De nombreux établissements privés ou dits « internationaux » se parent du drapeau tricolore comme on mettrait de la poudre aux yeux à des parents naïfs, voire niais, qui cherchent le meilleur pour leurs enfants. Des écoles sans aucune reconnaissance officielle, usurpant l’étiquette « française », alors même qu’elles n’en respectent ni les normes, ni le programme. Un mensonge cousu de fil blanc, trop souvent avalé en travers de la gorge par des familles menées en bateau.
Certains de ces établissements, bien que n'ayant aucune légitimité, continuent de prospérer, surfant sur une communication aguicheuse et un discours bien rôdé. Vendeurs d’illusions, ils savent séduire par un vernis d’excellence, mais leurs pratiques pédagogiques, leur encadrement et parfois même leurs infrastructures frôlent parfois le scandale.
Un appel à la vigilance et à la transparence
Les autorités gabonaises appellent les parents à la plus grande prudence. Cela revêt une importance capitale : avant toute inscription pour la rentrée 2025-2026, il est impératif de vérifier l’homologation effective de l’établissement visé.
Quant aux responsables d’écoles désireux d’entrer dans le cercle restreint des établissements homologués, le chemin consiste à se soumettre au crible de l’Inspection générale des services, puis suivre la procédure encadrée par le Service de coopération et d’action culturelle de l’ambassade de France. Un parcours rigoureux, mais transparent, loin de toute improvisation.
Sanctions à la clé pour les saboteurs
Le ministère prévient : toute tentative d’imposture ou d’usurpation sera sévèrement sanctionnée. Il ne sera plus question de tolérer les saboteurs du système éducatif, ces établissements qui, loin d’éduquer, minent la confiance et jettent le discrédit sur tout un secteur. Il est question de faire des établissements homologués la cerise sur le gâteau du système éducatif gabonais.