tvplusafrique

Economie

NOUVELLE STRATÉGIE ÉCONOMIQUE

NOUVELLE STRATÉGIE ÉCONOMIQUE
Henri Claude Oyima, a exposé devant un parterre de partenaires financiers et d’acteurs économiques la nouvelle trajectoire de développement engagée par le Gabon.

À l’occasion de la Journée de la Finance, le ministre de l’Économie, des Finances, de la Dette et des Participations, chargé de la lutte contre la vie chère, Henri Claude Oyima, a exposé devant un parterre de partenaires financiers et d’acteurs économiques la nouvelle trajectoire de développement engagée par le Gabon. L’objectif étant de bâtir une croissance forte, durable et inclusive, portée par des réformes ambitieuses et des projets structurants.


 


Un cap déterminé pour sortir du sous-développement


Dès l’ouverture de son allocution, le ministre Henri Claude Oyima a rappelé que des discussions avaient été entamées en amont avec le secteur privé pour exposer les réformes majeures engagées par l’État.


« Aujourd’hui, nous abordons les mécanismes de financement destinés à soutenir notre vision »


a-t-il affirmé.


Le diagnostic est posé : le Gabon fait face à plusieurs défis, notamment une économie peu diversifiée, une forte dépendance aux matières premières et des infrastructures insuffisantes. C’est pourquoi, sous l’impulsion du Président de la République, Brice Clotaire Oligui Nguema, un changement de paradigme est engagé.


« Le Gabon a décidé de changer de paradigme pour sortir du marasme économique qui l’a entretenu au statut de pays sous-développé durant des décennies »


a insisté Henri Claude Oyima.


 


Sept priorités pour transformer le pays


La stratégie repose sur sept priorités nationales clairement définies :




  1. Énergie et Eau, pour garantir un accès équitable à tous les citoyens et une énergie compétitive pour les industries ;




  2. Éducation et Formation professionnelle, pour transmettre savoir et discipline à la jeunesse ;




  3. Santé et Affaires sociales, pour protéger les plus vulnérables ;




  4. Habitat et Logement, en vue de conditions de vie décentes et durables ;




  5. Infrastructures et Numérique, pour améliorer la connectivité nationale et réussir la transition digitale ;




  6. Industrialisation et Entrepreneuriat, afin de stimuler l’innovation et valoriser les ressources locales ;




  7. Agriculture, pour nourrir la population et renforcer l’autosuffisance.




 


Des réformes en profondeur et des financements ciblés


Sur le plan financier, des réformes structurelles ont déjà été engagées. L’État entend mobiliser davantage de recettes via un audit des exonérations fiscales, rationaliser les dépenses publiques grâce à des audits des subventions, et améliorer la transparence de l’information financière.


Sur le plan économique, plusieurs pôles de croissance prioritaires ont été identifiés : l’économie verte, l’économie bleue, la transformation industrielle, le numérique et le tourisme balnéaire. Ces secteurs stratégiques seront soutenus par des partenariats ciblés.


« Nous avons besoin de vous pour structurer ces investissements structurants à fort impact »


a lancé le ministre à l’endroit des bailleurs et partenaires présents. Il a également rappelé que seuls les projets à fort impact seraient financés par l’endettement, dans une logique de sélectivité et de responsabilité.


 


Une trentaine de projets structurants en cours de planification


Henri Claude Oyima a ensuite détaillé une liste impressionnante de projets structurants, parmi lesquels :




  • Des ports en eau profonde à Mayumba, Port-Gentil et Libreville ;




  • Des centrales électriques et réseaux d’adduction d’eau ;




  • Le prolongement du réseau ferroviaire (Belinga–Mayumba, Owendo–Franceville) ;




  • L’exploitation minière (fer à Belinga et Baniaka, manganèse à Moanda, Ndjolé, Franceville) ;




  • Des projets agricoles dans l’agroalimentaire, la volaille, le soja, le maïs ou l’huile de palme ;




  • Une zone économique spéciale pour la transformation du bois ;




  • Des centres de formation professionnelle dans des domaines clés (mines, agriculture, pétrole, BTP, industrie du bois) ;




  • Des bâtiments administratifs, logements sociaux, data centers et plateformes de digitalisation.




 


Une vision structurée, un appel à l'engagement des partenaires


Le gouvernement propose aujourd’hui une vision structurée autour du Plan National de Croissance et de Développement (PNCD), un cadre sécurisé grâce à une gouvernance rénovée, et des opportunités concrètes dans des secteurs porteurs.


« Notre ambition aujourd’hui est claire : accélérer la transformation structurelle de notre économie et bâtir une croissance saine, durable, inclusive et souveraine »


a déclaré Henri Claude Oyima avec force.


Le ministre a terminé en interpellant directement les institutions présentes :


« Nous souhaitons mieux comprendre comment vos différentes institutions peuvent accompagner concrètement la nouvelle trajectoire du Gabon »


a-t-il souligné. Il a appelé à des solutions financières, des dispositifs incitatifs et des modalités d’appui efficaces.


 

Par Pamphile EBO

Top Articles