3 000 KM DE ROUTES ET 200 PONTS
Cent jours après la formation du nouveau gouvernement, le ministre des Travaux publics et de la Construction, Edgard Moukoumbi, a pris la parole pour dresser un état des lieux sans complaisance du réseau routier gabonais, tout en exposant les grandes ambitions de son ministère à l’horizon 2032.
« Les infrastructures, c’est un pan crucial du développement économique du Gabon »
a affirmé d’emblée le ministre. Et pour cause : sur un peu plus de 10 000 kilomètres de routes que compte le pays, à peine 27 % sont bitumées. Une situation qui freine la mobilité, accentue le désenclavement et l’activité économique dans de nombreuses provinces.
Le diagnostic est sans appel : plus de 7 000 kilomètres de routes non revêtues, des infrastructures vieillissantes, et surtout près de 1 000 ouvrages de franchissement, dont 800 sont encore des ponts provisoires en bois.
« Cela illustre l’ampleur du chantier auquel nous faisons face »
reconnaît le ministre.
Pour répondre à ces défis, le gouvernement s’appuie sur le Plan stratégique 2025-2032, dévoilé récemment par le Président de la République. Ce plan fixe des objectifs essentiels pour les Travaux publics : la construction de 3 000 kilomètres de routes supplémentaires et d’au moins 200 ponts définitifs à travers le pays.
L'approche se veut structurée, avec trois grands axes prioritaires :
Connecter la capitale Libreville à toutes les capitales provinciales.
Relier entre elles les capitales provinciales.
Assurer la jonction entre les capitales provinciales et les chefs-lieux de départements.
Selon Edgard Moukoumbi, plusieurs projets sont déjà en cours de réalisation, tandis que d’autres sont en phase de structuration. Si certains partenaires techniques et financiers sont identifiés, le défi reste aujourd’hui de consolider les financements pour assurer le déploiement de ces infrastructures sur le long terme.
Par ailleurs, le ministre a insisté sur l’importance de finaliser les corridors transfrontaliers, au nord, à l’est et au sud du pays, pour renforcer l’intégration régionale et fluidifier les échanges commerciaux avec les pays voisins.
« Nous avançons, étape par étape, vers ces objectifs ambitieux »
a conclu le ministre. Malgré les contraintes budgétaires et les lourdeurs administratives, le ministère des Travaux publics entend réussir ce pari très difficile.