tvplusafrique

Justice

"LES CITOYENS INDIGNÉS" S'EXPRIMENT

"LES CITOYENS INDIGNÉS" S'EXPRIMENT
Le collectif des citoyens indignés a tenu ce vendredi 7 novembre 2025, une rencontre à Libreville pour discuter de l’affaire du procès de Sylvia Bongo et de son fils Noureddin Bongo Valentin.

Le collectif des citoyens indignés a tenu ce vendredi 7 novembre 2025, une rencontre à Libreville pour discuter de l’affaire du procès de Sylvia Bongo et de son fils Noureddin Bongo Valentin, désormais hors du pays. Le procès, prévu le 10 novembre 2025, se déroulera sans les mises en cause, encore moins leurs avocats.


Les membres du collectif, Ghislain Brice Ngui NZE, Stevy Essima, Brice Liviu Eyinga, Brice Nginze, Stéphie Essima et Arnaud Lilian-Billier, se sont dits très remontés face à cette situation. Ils estiment que les mis en cause cherchent à se dérober et à se soustraire à la justice.


Selon eux, l’annonce du procès a provoqué un sentiment de soulagement dans l’opinion publique : 


« L'annonce de ce procès a révélé dans l'opinion publique un sentiment de soulagement pour les populations en quête de justice »


ont-ils déclaré. Les mises en cause sont poursuivies pour des faits graves :


« Le détournement des deniers publics, faux usage de faux, corruption active, blanchiment des capitaux, association des malfaiteurs, usurpation des titres, le recel »


ont-ils énuméré.


Les citoyens indignés ont dénoncé les propos des avocats des Bongo :


« Ce procès est une mascarade »


ont affirmé les avocats de Sylvia Bongo et de Noureddin Bongo Valentin, ajoutant qu’ils ne seraient pas présents à la barre. Cette absence indigne le collectif :


« Pour rappel, au lendemain des événements du 30 août 2023, grand fut notre choc de constater l'ampleur de ce qu'on pourrait aisément appeler "gangstérisme d'État" organisé autour de l'ex-première dame Sylvia Bongo et de son fils Nordin Bongo. Les images de mallettes, que dire, des cantines d'argent dans les domiciles de ceux-là qui étaient censés incarner l'autorité publique et défendre sa morale au mépris de la misère des Gabonais »


Lors de cette rencontre, les membres ont également répondu aux questions des journalistes sur leur mise en liberté provisoire et leur sortie du territoire :


« En droit, l'accusation est une exception, sinon le principe, c'est la présomption d'innocence. Ça veut dire, avant la fin de leur procès, Sylvia Bongo et Noureddin Bongo étaient présumés innocents, du moins jusqu'à ce jour, sont présumés innocents. C'est le principe du droit »


ont-ils souligné.


Le collectif a rappelé que le Gabon n’est pas isolé :


« Sur le Gabon, on n'est pas un pays en autarcie, on n'est pas en vase-clos. Nous avons des accords de coopération multilatérale et d'autres accords, notamment au sein de l'Union africaine, une institution dans laquelle le Gabon joue un rôle central. Même lorsqu'on est en situation d'incarcération, on doit bénéficier de ces droits de l'homme-là »


Enfin, ils ont insisté sur leur détermination :


« Le collectif des citoyens indignés n'est pas près de s'arrêter là »


Dans les prochains jours, ils prévoient d’organiser des manifestations citoyennes pour dénoncer la situation, convaincus que la justice doit les rappeler à la barre.







Par Pamphile EBO

Top Articles