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“SANS COMPENSATION RÉELLE”

“SANS COMPENSATION RÉELLE”
À la Baie des Rois de Libreville, où se tenait une table ronde dédiée à la protection de la forêt du Bassin du Congo, Oligui Nguema, a livré un message ferme sur Facebook.

À la Baie des Rois, où se tenait une table ronde dédiée à la protection de la forêt du Bassin du Congo, le président gabonais, Brice Clotaire Oligui Nguema, a livré un message ferme sur Facebook. En présence du président français Emmanuel Macron, il a rappelé l’ampleur des efforts consentis par le Gabon pour préserver son patrimoine naturel. Selon lui, « depuis plus de cinquante ans, le Gabon assume seul, sans compensation réelle, le coût de la préservation de sa forêt », une situation qu’il juge désormais difficilement acceptable pour le pays.


Le chef de l’État a souligné que la forêt gabonaise constitue un pilier majeur de l’équilibre climatique mondial, mais que sa protection s’est souvent faite au détriment de l’économie nationale. Dans sa déclaration, il affirme que « cet appui reste très en dessous de ce qu’exigent les responsabilités que nous portons », rappelant que les partenaires étrangers n’ont pas encore répondu à la hauteur des enjeux. Il estime qu’après des décennies de sacrifices, le pays ne peut plus se contenter d’encouragements symboliques.


Oligui Nguema a ainsi appelé à une évolution profonde de la coopération internationale. Pour lui, l’heure n’est plus aux discours, mais à l’engagement concret. Il insiste : « moins de déclarations, plus d’actions », afin que les efforts de préservation deviennent de véritables leviers de développement. Il souhaite notamment des initiatives capables de créer des emplois et d’améliorer les revenus des populations locales.


Le président de la République assure enfin que le Gabon ne recherche pas la charité, mais un partenariat équitable. Il estime que les sacrifices consentis par la nation depuis cinq décennies justifient un soutien plus fort et mieux adapté aux ambitions environnementales du pays, réaffirmant la nécessité d’une coopération active et durable.





Par Pamphile EBO

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