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MEDWIN BITEGHE ABANDONNÉ

MEDWIN BITEGHE ABANDONNÉ
« Je me suis blessé en mars 2025 lors du match Gabon-Seychelles. Les examens ont révélé une rupture des ligaments croisés internes ».

Calvaire après une grave blessure en sélection


Pour le compte des éliminatoires du Mondial 2026, le Gabon affronte les Seychelles au stade de Franceville. Score final : 3-0 en faveur des Panthères. Mais ce jour-là, le milieu de terrain Medwin Biteghe, du club saoudien Jeddah SC (D2), va vivre un drame sur le terrain. Lors de la rencontre, il se blesse sérieusement.


« Je me suis blessé en mars 2025 lors du match Gabon-Seychelles. Les examens ont révélé une rupture des ligaments croisés internes. Face à la douleur, je me suis rendu à Aspetar, à Doha, au Qatar, premier hôpital spécialisé en orthopédie et médecine du sport du Golfe pour me faire opérer. L'intervention chirurgicale a eu lieu le 28 avril 2025. Coût de l'opération : 20 millions de francs CFA. Le montant a été entièrement payé par moi », raconte le joueur gabonais au quotidien L'Union.


Une rééducation coûteuse et difficile


Après l’opération, Medwin Biteghe Mendame a utilisé une partie de ses économies pour solder la première tranche des soins. En octobre 2025, il retourne à Doha pour la seconde phase de sa rééducation, qui lui coûte une autre facture de 10 millions de francs CFA.


« J'ai réglé cette facture grâce à la prime offerte dernièrement par Oligui. Sans cette prime, je ne sais pas comment j'aurais fait », confie-t-il, soulagé mais inquiet.


Malgré ses efforts et sa détermination, le milieu de terrain se retrouve à nouveau confronté à un obstacle majeur. « Pour la 3e et dernière séance, je dois encore débourser 10 millions de francs CFA. Mais je n'ai plus grand-chose. Que vais-je devenir ? La FEGAFOOT est sur le dossier, j'attends juste sa réaction. Car ça devient très difficile pour moi », explique Medwin Biteghe, visiblement découragé par sa situation financière.


Un sentiment d’abandon par les autorités


Ce n’est pas la première fois qu’un international gabonais se retrouve en difficulté après une blessure en sélection. Yann Bidonga, par exemple, s’était blessé à l’épaule et avait été abandonné par tous. Merlin Tandjigora, lui aussi touché aux ligaments, avait dû régler une partie des 20 millions de francs CFA de sa facture, l’autre partie ayant été prise en charge par la FEGAFOOT.


« Je me suis blessé en sélection un maillot que j'ai toujours défendu. Aujourd'hui je suis blessé et je ne reçois aucun soutien. J'en appelle aux autorités de notre pays pour se pencher sur mon cas. Si ce n'est trop demandé », implore Medwin Biteghe, appelant à une prise de conscience sur la situation des joueurs blessés en mission pour le pays.


Une nécessité de soutien pour les joueurs


Le cas de Medwin Biteghe soulève un problème récurrent au Gabon : celui des joueurs internationaux blessés lors de missions officielles et laissés à leur sort, entre dettes médicales et rééducation coûteuse. Le joueur espère désormais que la FEGAFOOT et les autorités nationales prendront rapidement leurs responsabilités.


Les Panthères ont besoin de leurs meilleurs éléments en pleine forme, mais le soutien institutionnel reste crucial pour éviter que de jeunes talents ou cadres expérimentés soient brisés par des blessures contractées au service du pays. Le calvaire de Medwin Biteghe devrait servir d’alerte : il est urgent de mettre en place un dispositif fiable d’aide aux joueurs blessés en sélection.


Medwin Biteghe continue son combat pour revenir sur les terrains, mais au-delà de l’aspect sportif, c’est un combat pour la dignité et la reconnaissance de ceux qui portent le maillot national. Son histoire rappelle à quel point le soutien des autorités et des instances sportives est indispensable pour protéger ceux qui défendent les couleurs du Gabon.


 



 


 


 

Par Pamphile EBO

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