CONDAMNÉ À QUATRE ANS DE PRISON
L’ex-ministre des Travaux publics, Bounda Balonzi, et Moussavou Abdel ont été reconnus coupables de violations des procédures de passation des marchés publics, de corruption et d’association de malfaiteurs. À cela s’ajoute, pour Bounda Balonzi, le blanchiment de capitaux, selon le jugement rendu récemment.
Des peines de prison et des amendes significatives
La justice a prononcé des peines lourdes. Bounda Balonzi a été condamné à quatre ans de prison, dont un avec sursis, et à 5 millions de FCFA d’amende. Il doit également verser 130 millions de FCFA de dommages-intérêts, et sa maison située à Fougamou a été confisquée. Pour sa part, Moussavou Abdel écope de 24 mois de prison, dont 18 avec sursis, ainsi que de 2 millions de FCFA d’amende.
Une condamnation solidaire et un signal fort
Les deux hommes ont en outre été condamnés solidairement à payer 390,8 millions de FCFA de dommages-intérêts, ainsi qu’aux dépens. Cette décision marque un signal fort contre l’impunité et en faveur de la protection des ressources publiques.
Un avertissement moral et social
Cet épisode rappelle que le détournement de l’argent public a un impact direct sur les populations, alors que de nombreuses familles gabonaises vivent avec moins de 5 000 FCFA par jour. Comme le souligne l’opinion populaire, ceux qui exploitent la ressource publique à leur profit doivent en assumer les conséquences légales et morales.