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PAS D’ERREURS DANS LES 687 FICHES BLEUES DÉJÀ SIGNÉES

PAS D’ERREURS DANS LES 687 FICHES BLEUES DÉJÀ SIGNÉES
Un travail acharné

Un travail de vérification pour s’assurer que les fiches bleues signées correspondent aux bonnes personnes.


 C’est dans un ton déterminé à en découdre avec la crise qui prévaut actuellement dans le secteur éducatif que nous voyons la ministre de l'Educaction nationale , Camélia Ntoutoume Leclercq, accompagnée de son Directeur de cabinet et d’une autre collaboratrice, en pleine séance de travail tard dans la nuit.


Dans un Réel Facebook diffusé sur la page du ministère de l’Éducation, Elle explique dans cet élément que le but de cette séance de travail était de s’assurer qu’il n’y a pas d’erreurs dans les 687 fiches bleues déjà signées par le Secrétaire général du ministère et elle-même.
« On a tous signé, le SG et nous. Maintenant, il faut quand même effectuer un travail de vérification, s'assurer que la fiche bleue qui est là porte le bon nom et que le dossier soit complet. Nous-mêmes, on doit quand même vérifier ça. Vérifier aussi que tout a été bien tamponné, qu'on a mis les cachets partout, qu'il ne manque rien, qu'il n'y a pas un dossier que j'ai oublié de signer. »


Pour Madame la Ministre, « la confiance n'exclut pas le contrôle ». Il était donc capital de procéder à cette vérification afin d’éviter toute confusion de noms et de s’assurer que tout a été bien fait. Elle précise qu’il s’agit au total de 687 fiches bleues concernant des chômeurs, qui seront déposées par elle-même, dès la première heure, à la Fonction publique.
« On a toutes les valises. Là, on met ça dans les valises. Moi-même, j'irai déposer ça chez Madame la ministre de la Fonction publique. »


Rassurer les confessionnels.


Dans cette vidéo, Madame la ministre demande à ses collaborateurs de prévoir une réunion avec les confessionnels afin de les rassurer. La principale raison de cette séance de travail avec ces enseignants est liée à « un audio qui a circulé disant que Mme la ministre aurait déclaré qu'elle allait déchirer leurs dossiers ».


Tenant à lever tout malentendu, elle explique dans ce Réel ce qui s’est réellement passé.
« Ce qui s'est passé, c'est qu'il y a eu une commission qui a été mise en place en 2025. De cette commission, on a dressé une liste avec tous ceux qui sont réellement en situation de classe. Il y a eu un travail de vérification et une liste a été envoyée à la Fonction publique. Maintenant, on constate que lorsque les fiches bleues sont revenues, c’est pour cela d’ailleurs que je préfère vérifier fiche après fiche, qu’il y a des différences au niveau des noms. »


Constatant la différence de certains noms d’enseignants entre la liste provenant du ministère de la Fonction publique et la liste initiale, le ministère de l’Éducation nationale a jugé bon de refaire « un point avec la Fonction publique ».
La présence de noms ne figurant pas dans la liste initiale a conduit Madame la Ministre à engager un travail de vérification approfondi.
« On ne signe pas une fiche bleue pour simplement signer. Il ne faut pas créer un cas d'injustice dans un autre problème. Ce n'est pas possible », précise-t-elle.


Signature et ventilation du protocole d’accord.


En plus de ce travail de vérification, la ministre de l’Éducation souligne que le protocole d’accord visant à dissiper toutes les inquiétudes des enseignants a déjà été signé par les ministères de la Fonction publique, du Budget et de l’Éducation nationale.
« Et comme ce sont le Sénat, le Sintec Pro et SOS Éducation qui avaient déposé des préavis de grève, eux aussi ont signé. »


Mme la ministre dit avoir envoyé une copie dudit protocole à ses collègues ainsi qu’au Vice-président du gouvernement. Elle demande qu’au-delà de la version numérique déjà détenue par la commission et le comité de suivi-évaluation, des supports papier du protocole soient également ventilés.


Pour Madame la Ministre, une telle démarche traduit l’unité qui règne au sein du gouvernement dans la gestion de cette crise éducative :
« Ils ont dû recevoir une version numérique, mais c'est bien d'imprimer et de donner à chacun. Comme ça, ils voient bien que le gouvernement est engagé. Le gouvernement a pris un texte, un protocole d'accord, et l’a signé. Donc, il n'y a pas de raison de s'inquiéter. »


Animée d’un élan de sensibilisation et de pédagogie, elle insiste pour que des copies du protocole d’accord soient également envoyées aux partenaires sociaux n’ayant pas déposé de préavis de grève. Des instructions bien reçues par le Directeur de cabinet du ministère :
« C'est noté, Excellence. Un travail sera fait avec la cellule COM. »


Maintenir le dialogue social.


Le Réel se termine sur la volonté ferme de la ministre de maintenir le dialogue social afin de garantir l’accalmie avec les partenaires sociaux. Un objectif en droite ligne avec la vision du Président de la République, « qui, lui-même, n'hésite pas à rencontrer les uns et les autres ».


Mme la ministre compte aller à la rencontre des représentants des collectifs :
« On doit aller à la rencontre de la communauté éducative, parler avec les enseignants dans les établissements. Mais ce serait bien d'être accompagnés des parents d'élèves et des partenaires sociaux. Puisque, désormais, dans chaque établissement, des collectifs se sont créés, nous irons à leur rencontre pour échanger avec eux. »


Cela permettra de « remercier ceux qui ont fait des déclarations annonçant la reprise des cours » et de poursuivre le travail de pédagogie « là où subsistent encore des poches de résistance ».


À travers cette démarche rigoureuse et inclusive, le ministère de l’Éducation nationale entend non seulement corriger les dysfonctionnements constatés, mais surtout restaurer la confiance entre les acteurs du système éducatif. Une approche basée sur la transparence, l’écoute et le dialogue, afin de préserver la stabilité de l’école et garantir le droit à l’éducation pour tous.

Par NZENGUE BOULENDE

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