MOUILA : UNE JEUNE FILLE VICTIME D'UN VIOL COLLECTIF LORS D’UNE SOIRÉE ENTRE AMIS
Une jeune femme de 18 ans, désignée par ses initiales L.S.I.M., aurait été victime d’une agression sexuelle au cours d’une fête organisée à Divindet, un quartier situé dans le 1er arrondissement de Mouila, capitale de la province de la Ngounié, rapporte L'Union.
Les suspects en détention provisoire
Les individus suspectés d’être impliqués dans cette affaire sont âgés de 16 à 21 ans. Ils ont été identifiés comme étant F.A.K.K. (19 ans), W.N.N. (21 ans), C.K.E. (21 ans), M.E.M.K., D.I.B.I. (16 ans), Y.E.B. (20 ans), ainsi que H.G.M.M., l’hôte de la soirée. Tous ont été placés en garde à vue depuis le vendredi 13 mars à la maison d’arrêt de Mouila, sous l’accusation de viol et complicité.
Une fête qui tourne au drame
Les faits se seraient déroulés autour de midi, lorsque H.G.M.M. a organisé une réunion amicale dans la résidence familiale, en l’absence de ses parents. L’ambiance était festive, avec une consommation importante d’alcool. La victime, L.S.I.M., aurait commencé à se sentir mal et s’est retirée dans une chambre pour se reposer. C’est à ce moment que F.A.K.K. l’aurait suivie, en faisant des gestes déplacés avant de commettre un abus sexuel.
Un autre participant aurait tenté de lui retirer la brassière de force, sans toutefois parvenir à la violer. La jeune fille aurait résisté en criant, espérant alerter les autres convives qui paraissaient absorbés par la fête. Ces derniers auraient minimisé la gravité de la situation, l’encourageant à ne pas dramatiser et à régler cela à l’amiable.
Réaction et fuite de la victime
Furieuse et bouleversée, L.S.I.M. aurait tenté d’attaquer son principal agresseur avec un couteau avant de s’enfuir lorsque la propriétaire de la maison est arrivée.
Constat médical et suites judiciaires
Le rapport médical établi au cours de l’enquête révèle une absence d’hymen ainsi que la présence de lésions compatibles avec un viol. Ces éléments ont conduit à l’arrestation des suspects par la brigade centrale de gendarmerie, après que le tuteur légal de la victime ait porté plainte.
Cette affaire met en exergue les violences sexuelles commises lors de rassemblements privés, soulignant la nécessité d’une vigilance accrue et d’une prise en charge rapide des victimes.