AKANDA : LA FACE CACHÉE DE LA RESTAURATION NOCTURNE MISE À NU PAR L’AGASA
Et si le véritable problème n’était pas seulement l’insalubrité, mais le vide de contrôle qui règne la nuit ? L’opération menée par l’Agence gabonaise de sécurité alimentaire (Agasa) à Akanda met en lumière une réalité souvent ignorée , l’essor d’une restauration nocturne peu encadrée, profitant des heures creuses pour échapper aux radars des autorités.
Dans la nuit du vendredi 11 avril, quatre brigades d’inspecteurs, appuyées par les forces de l’ordre et les autorités municipales, ont investi plusieurs points de vente alimentaires. L’objectif n’était pas uniquement de sanctionner, mais aussi de comprendre un phénomène en pleine expansion , celui de commerces qui opèrent principalement la nuit, là où les contrôles se font plus rares.
Le constat est sans appel. Absence d’agrément sanitaire, hygiène défaillante, rupture de la chaîne du froid , autant de pratiques à risque qui exposent directement les consommateurs. Mais au-delà des infractions relevées, cette opération pose une question de fond , le système de contrôle est-il adapté à l’évolution des habitudes de consommation ?
Car la nuit, la demande est bien réelle. Entre travailleurs tardifs, noctambules et riverains, ces établissements répondent à un besoin croissant. Pourtant, cette dynamique s’accompagne d’un manque de régulation qui ouvre la porte à des dérives dangereuses.
En fermant plusieurs restaurants, l’Agasa envoie un signal fort. Mais cette action ponctuelle pourrait marquer le début d’une réflexion plus large sur l’encadrement du secteur nocturne. Faut-il renforcer les inspections de nuit ? Mettre en place un dispositif spécifique pour ces activités ? Ou encore sensibiliser davantage les opérateurs aux exigences sanitaires ?
Une chose est certaine , la sécurité alimentaire ne doit pas dépendre de l’heure.